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CoVid-19 : le variant indien plus contagieux que le variant anglais ?

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Les autorités sanitaires anglaises inquiètent, une grande étude génomique sur le microbiote intestinal et autres actualités scientifiques de la semaine.

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. Crédits : MR.Cole_Photographer - Getty

CoVid-19 : le variant indien plus contagieux que le variant anglais ? 

Hier, l’Angleterre a déclaré que le variant indien était peut-être plus contagieux que le variant britannique. On suspecte le variant B.1.617 d’être responsable de l’emballement épidémique en Inde qui compte un nombre record de morts par jour. Mardi dernier, l’OMS a classé ce variant comme « variant préoccupant » ; il a été repéré dans au moins 49 pays. Hier, c’est le Public Health England qui s’est déclaré inquiet. En Angleterre, l'épidémie recule dans toutes les régions sauf dans le sud-est de l'Angleterre et à Londres, où il semble que le nombre de cas commence à augmenter. Les autorités anglaises ont classé 3 sous-types de ce variant indien, tous avec des mutations légèrement différentes, et elles suggèrent que le sous-type B.1.617.2 serait aussi transmissible que le variant anglais sinon plus. Il a été signalé cette semaine sur 1.313 nouveaux cas, ce qui est plus du double de ce qui a été rapporté la semaine dernière. Selon les dernières données de surveillance génomique anglaise, 6% des coronavirus séquencés depuis le 24 avril au Royaume-Uni appartiennent à ce sous-type. Toutefois, prudence toujours, car nous manquons de données et d’études épidémiologiques pour trancher sur cette question.  

Nous n’avons pas le même microbiome que nos ancêtres

Une étude parue dans la revue Nature révèle que nous n’avons pas le même microbiome que nos ancêtres.  Jusqu’à présent, nous n’avions aucune idée de l’évolution du microbiome humain, au fil du temps. Voici la plus grande étude génomique réalisée à ce sujet. Une équipe internationale de microbiologiste a analysé 8 coprolithes humains (des excréments fossilisés) vieux de 2.000 ans, découverts aux Etats-Unis et au Mexique. Les chercheurs ont reconstruit plus de 180 génomes microbiens issus de l'intestin humain. Ils ont ensuite été comparés à 789 microbiomes contemporains. Il se trouve que 39% de ces anciens génomes sont complétement inconnus et n’ont jamais été détectés dans aucun microbiome humain moderne. Les analyses montrent qu’il y avait une plus grande diversité de micro-organismes qui tapissaient l’intestin humain. De plus, aujourd’hui, nos microbiomes contiennent beaucoup plus de bactéries résistantes. Selon les chercheurs, cette perte de diversité serait liée au régime alimentaire et à l'agriculture industrialisée. Les chercheurs espèrent utiliser ces génomes pour tenter de ressusciter ces espèces éteintes et les cultiver en laboratoire. 

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