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Le fémur, photographié en 2004

Le fémur de Toumaï : de nouveaux rebondissements

7 min
À retrouver dans l'émission

Une analyse parue dans le Journal of Human Evolution suggère que Toumaï n’était pas bipède, mais quadrupède. Le Sahelanthropus du Tchad, vieux de 7 ma, va t-il perdre son statut de plus vieil ancêtre des humains ? L'étude est déjà très critiquée... et autres actualités scientifiques de la semaine.

Le fémur, photographié en 2004
Le fémur, photographié en 2004 Crédits : Aude Bergeret

Selon une étude parue dans le Journal of Human Evolution, Toumaï n’était pas bipède mais quadrupède. Toumaï est le surnom donné à ce fossile, découvert en 2001 au Tchad, qui a permis d’identifier une espèce : le Sahelanthropus tchadensis. Ce spécimen de crâne vieux de 7 millions d’années est considéré pour beaucoup comme l’origine de la lignée humaine. S’agit-il de notre ancêtre le plus ancien, ou s’agit-il d’un paléo-gorille ? La question déchire les paléoanthropologues depuis bientôt 20 ans. Pour certains, Toumaï devait marcher et grimper aux arbres, tout comme l’ont fait les australopithèques, quelques millions d’années plus tard, car le crâne laisse à penser que l’attache et l’orientation de la colonne vertébrale sont celles d’un bipède. Or, la bipédie est l’un des critères essentiels pour appartenir à la famille pré-humaine. 

En 2004, un fémur a été découvert sur le site. Longtemps resté dans un tiroir, il vient enfin d’être étudié. Selon cette analyse fonctionnelle de l’os, Toumaï se déplaçait à quarte pattes, comme un chimpanzé. La controverse n’est peut-être pas encore finie puisqu'une équipe concurrente affirme l’inverse dans une prépublication qui est toujours en cours d’examen.

L'échec de la mission Vega et Taranis

Dans la nuit de lundi à mardi, huit minutes après son décollage, la fusée européenne a dévié de sa trajectoire pour ensuite tomber dans la mer sans avoir mis sur orbite ses précieux satellites. Les deux engins perdus sont : SEOSAT-Ingenio (le premier satellite d’observation espagnol) et le satellite français Taranis, conçu par CNRS, le CEA et le CNES. Tarnais devait explorer la physique des orages et a représenté 15 années de travail. Le CNES par ailleurs, étudie déjà la possibilité de faire un Taranis 2. Depuis le début de l’exploitation de la fusée Vega en 2012, c’est le deuxième échec de son histoire, après une défaillance durant l’été 2019, due à un défaut de conception. Alors que s’est il passé lundi dernier ? Le PDG d’Arianespace a évoqué "une série d’erreurs humaines" et un défaut lors de la fabrication. Pendant l’assemblage du lanceur en Italie, des câbles auraient été inversés. Une commission d’enquête indépendante a été lancée cette semaine.

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