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La protéine clé du coronavirus identifiée

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La première cartographie 3D du Coronavirus Covid 19, la première mesure de la transition d'antiatomes d’hydrogène ; et autres actualités scientifiques de la semaine.

Crédits : Anh Dung - Getty

La protéine-clé du coronavirus identifiée

Une étude dans la revue Science vient d’identifier la protéine clé du coronavirus. Les virus exposent à leur surface une ou plusieurs protéines qu’on appelle des "protéines de structure" qui leur permettent de rentrer dans différents types cellulaires pour les infecter. Une équipe américaine a réalisé une carte 3D de cette protéine, à l’échelle moléculaire. Il faut se rendre compte que cette étude arrive deux mois après la découverte du coronavirus. Dans le passé, il aurait fallu 10 ans pour avoir ce type d’information. Cela est rendu possible grâce à la technique de microscopie électronique cryogénique. Des échantillons de virus sont refroidis à -150 C° puis bombardés avec un flux d'électrons. Les chercheurs ont enregistré la façon dont les électrons rebondissaient pour ensuite pouvoir reconstruire la forme 3D des molécules. Cette découverte ouvre la voie à un nouveau vaccin. 

Isabelle Imbert est enseignante-chercheuse à Aix-Marseille Université au laboratoire « Architecture et fonction des Macromolécules biologiques".

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS BOB Isabelle Imbert

La première mesure de la transition d'antiatomes d’hydrogène

Selon une étude parue dans Nature, l’antihydrogène ressemble beaucoup à l’hydrogène. L’étude de l’antimatière est un champ difficile et plutôt récent. Ce n’est que depuis 2010 qu’on arrive à piéger de l’antihydrogène. L’antimatière a cette propriété de se détruire au contact de la matière : les chercheurs jouent donc là-dessus pour la détecter. Cette étude nous présente l’expérience ALPHA réalisée au CERN de Genève. L'équipe a piégé des antiatomes d’hydrogène dans une bouteille magnétique pendant des heures. Pour étudier leurs transitions, ils envoient un laser et attendent qu’un antihydrogène croise le faisceau laser pour faire une transition. Les propriétés d'un antiproton et d'un positron (l’antiparticule de l’électron) ont ainsi été mesurées. Les observations correspondent à celles d'un atome d'hydrogène ordinaire. Ce résultat était attendu, mais il ne résout pas pour autant l’un des plus grands problèmes de la physique : où est passée l’antimatière de l’Univers ? 

Pauline Comini est physicienne au CEA-Saclay à l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'Univers. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS BOB Pauline Comini

En bref

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