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Pollution de l'air au dioxyde d'azote / Atlas de vers de terre

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Au menu de ce journal: la condamnation de la France pour le non-respect des normes de qualité de l’air, la première cartographie mondiale des lombrics et autres actualités scientifiques.

Crédits : Philippe ROY - Getty

La France a été condamnée hier par la justice européenne pour le non-respect des seuils de pollution de l’air, en particulier pour le dépassement des normes de taux d’émission de dioxyde d’azote. La Cours de Justice de l’Union Européenne parle d’un dépassement « systématique et persistant » de ces limites depuis maintenant dix ans. La France a déjà reçu plusieurs avertissements de l’Europe : six mises en demeure depuis 2009. Cette pollution de l’air au dioxyde d’azote concerne douze agglomérations, dont les villes de Paris, Lyon, Marseille, Nice, Strasbourg, Toulouse, ainsi que la vallée de l’Arve. La Cours de Justice demande un plan d’action rapide et efficace pour réduire le plus vite possible ces émissions et pour protéger les citoyens français. Si rien n’est fait, le pays risque une amende de 11 millions d’euros. Le dioxyde d’azote - le NO2 -  est considéré comme l’un des polluants majeurs de l’atmosphère.

Interview avec Pierre Pernot, ingénieur à Airparif, l’organisme de surveillance de la qualité de l'air en région parisienne :

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Pierre Pernot

La première cartographie mondiale des vers de terre

La revue Science vient de publier aujourd'hui la première cartographie mondiale des vers de terre. Il s'agit d'un énorme travail qui a réuni 141 chercheurs de 35 nationalités. Ils ont récolté et analysé les données de près de 7.000 sites de 57 pays à travers le monde entier. On connaît l’importance des vers de terre pour la santé des sols, comment ils participent à la circulation des nutriments, mais on n’avait jamais mesuré leur répartition, leur abondance, leur diversité et surtout les menaces qui pèsent sur eux.  L’étude confirme plusieurs hypothèses : plus la région est tempérée, plus on y trouve un grande nombre de lombrics - environ 150 par m² en moyenne. Par ailleurs, la diversité des espèces est plus forte sous les tropiques. Pour finir, ces travaux déjouent une idée reçue : la qualité du sol n’est pas le facteur le plus important pour l’abondance et la diversité des vers de terre. En revanche, pour ces invertébrés, les variations climatiques sont capitales.

Interview avec Jean-François Ponge, professeur émérite au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et cosignataire de cette étude :

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Jean-François Ponge

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