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Une exoplanète géante questionne les modèles de formation des planètes

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La découverte d'une exoplanète qui gravite autour d’une étoile naine, la douleur chez les poissons, et autres actualités scientifiques de la semaine.

Crédits : NASA - Getty

Selon les modèles classiques, cette exoplanète ne devrait pas exister

La découverte d’une nouvelle exoplanète n’a rien d’exceptionnel en soi, c'est assez fréquent. Mais cette étude parue aujourd’hui dans Science surprend les astronomes. Il est question de l’exoplanète GJ 5312b, qui est aussi grosse que Jupiter mais qui gravite autour d’une petite étoile, qui fait à peine un dixième de la masse du soleil. Une telle différence de masse entre les deux astres contredit la théorie classique sur la formation des planètes. Habituellement, le modèle classique est celui d’accrétion du noyau, c’est-à-dire un cœur de roche qui se forme par accrétion dans le disque protoplanétaire. Mais ici, le rapport de masse entres les deux objets ne permet pas de valider ce modèle. L’équipe internationale favorise un autre scénario moins communément admis : celui du modèle d’instabilité gravitationnelle.

Eclairage avec Alessandro Morbidelli, astronome et directeur de recherche CNRS à l'Observatoire de la Côte d'Azur.

Les poissons ressentent la douleur de la même façon que les mammifères

Dans une étude parue dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society, les biologistes de l’Université de Liverpool viennent de prouver que les récepteurs du système nerveux des poissons réagissent à la douleur de la même façon que les mammifères. Face à la douleur, les mammifères présentent des réactions instinctives qui les amènent à fuir une expérience douloureuse. Jusqu’à présent, on pensait que ces réactions n’appartenaient qu’à eux. Cette étude démontre l’inverse. Par exemple, lorsque les poissons rouges reçoivent un stimulus douloureux près de leur réservoir à nourriture, ils cessent de s’y rendre pendant un certain temps. Ces chercheurs ont également montré que les poissons sont sensibles aux antidouleurs. Après un choc, un poisson-zèbre retrouve une activité normale lorsqu'on le plonge dans de l’eau qui contient un antalgique. Cette étude appelle donc à reconsidérer la façon dont nous traitons ces animaux.

Interview avec Georges Chapouthier, docteur en neurobiologie et directeur de recherche émérite au CNRS, à propos des mécanismes nociceptifs mis en évidence dans cette étude. Pour lui, rien de surprenant dans ce travail.

En bref

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