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hotographie d’archive illustrant la tombe double des individus JS 20 et JS 21 avec l’indication par les crayons de la position des artéfacts lithiques associés.

Des guerres préhistoriques à l'aune des changements climatiques / Les variations génétiques associées à la dépression

6 min
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L'analyse des ossements du cimetière préhistorique de Jebel Sahaba, la plus grande étude d'association pangénomique sur la dépression, et autres actualités scientifiques.

hotographie d’archive illustrant la tombe double des individus JS 20 et JS 21 avec l’indication par les crayons de la position des artéfacts lithiques associés.
hotographie d’archive illustrant la tombe double des individus JS 20 et JS 21 avec l’indication par les crayons de la position des artéfacts lithiques associés. Crédits : Images publiées avec l’aimable autorisation du Fond d’Archives Wendorf du Britis

Des guerres préhistoriques à l'aune des changements climatiques

Selon une étude parue hier dans Scientific Reports, les premières guerres préhistoriques ne ressemblent pas à ce que l'on pense... Une équipe du CNRS a analysé les restes du célèbre site préhistorique de Jebel Sahaba, au Soudan. C’est un cimetière vieux d’au moins 13 .400 ans, du Pléistocène supérieur, qui est considéré comme l'un des plus anciens témoignages de la guerre préhistorique. Les chercheurs ont examiné à nouveau des milliers d’ossements et artefacts actuellement conservés au British Museum de Londres. Résultats : sur les 61 squelettes, 42 portaient des traces de lésions : des blessures cicatrisées et non cicatrisées, provoquées par des objets tranchants, projetés par des flèches ou des lances. Cela signifie que ces hommes, ces femmes et ces enfants ont subi des épisodes violents répétés. Contrairement à ce que l’on pensait, les premières guerres préhistoriques ne ressemblaient pas à une guerre unique avec un grand combat, mais plutôt à une succession de petits raids. Ces embuscades meurtrières ont peut-être été déclenchées par un changement climatique. Ces chasseurs-pêcheurs-cueilleurs vivaient à la fin de la dernière période glaciaire et au début de la période humide africaine, c’est-à-dire à une époque de pénurie de ressources, ce qui a pu exacerber la concurrence entre les clans. 

Les variations génétiques associées à la dépression

Dans une étude parue dans la revue Nature Neuroscience, les chercheurs ont découvert de nouvelles variations génétiques associées à la dépression. Cette étude est la plus grande étude d'association pangénomique sur la dépression. Elle consiste à comparer les données génomiques d’un très grand nombre de participants, pour voir quelles sont les variantes génétiques que les personnes dépressives sont susceptibles d’avoir en commun. Cette équipe californienne a combiné les données génétiques du « Million Veteran Program » sur 300.000 anciens vétérans (dont 11% souffrent de dépression) avec les données de diverses biobanques, pour un total de plus de 1,2 million de personnes. Grace à cette immense cohorte, les chercheurs ont découvert 178 variantes génétiques associées au trouble dépressif majeur, notamment une variante du NEGR1 (un gène fortement exprimé dans l'hypothalamus) et une variante de DRD2 (un gène récepteur de la dopamine). L'équipe a ensuite validé ses résultats en les reproduisant avec 1,3 million d'échantillons supplémentaires. Bien sûr, la dépression est une pathologie complexe, hétérogène et plurifactorielle. Il n’existe pas de gène de la dépression. Toutefois, cette étude met en lumière son architecture génétique et identifie les marqueurs qui peuvent augmenter le risque de développer cette pathologie. Ces résultats pourraient conduire à de meilleurs traitements médicamenteux.

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