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Zika pourrait être l'un des seul moyens efficaces de détruire les cellules du glioblastome, cancer cérébral réputé incurable.

Le virus zika: la meilleure arme pour lutter contre le glioblastome, cancer du cerveau aujourd'hui jugé incurable ?

9 min
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Un étude menée aux Etats-Unis s montre que le virus, quasiment inoffensif sur l'adulte mais très dangereux pour le développement cérébral des fœtus est très efficace contre ce cancer du cerveau, aujourd'hui très difficile à atteindre et donc à traiter.

Zika pourrait être l'un des seul moyens efficaces de détruire les cellules du glioblastome, cancer cérébral réputé incurable.
Zika pourrait être l'un des seul moyens efficaces de détruire les cellules du glioblastome, cancer cérébral réputé incurable. Crédits : KATERYNA KON / SCIENCE PHOTO LIBRA / KKO / Science Photo Library - AFP

Le virus zika pourrait-il être l’un des meilleurs atouts contre le glioblastome ? C’est en tous cas ce que révèle une étude publiée ce mois-ci dans le Journal of Experimental médecine qui a beaucoup fait parler d’elle. Rappelons que le glioblatsome est un cancer qui vient du cerveau et reste dans le cerveau, 3000 nouveaux cas sont diagnostiqués tous les ans en France avec seulement 3% des malades qui survivent plus de 4 ans. Et pour cause, se développe à partir des cellules souches progénitrices du cerveau ; il est donc très difficile d’y accéder et les traitements ont beaucoup de mal à les atteindre. Résultat le cancer, immanquablement récidive. Pourquoi se servir de zika, virus plutôt inoffensif sur les adultes mais, qui a fait des ravages notamment sur les fœtus au Brésil ? Parce que les cellules souches du cancer sont très proches des cellules cérébrales des fœtus, précisément celles qu’attaque zika, explique Milan Chheda de l’école de médecine de l’université de Washington (Etats-Unis) l’un des auteurs de cette étude.

La question que tout le monde se pose c’est : pourquoi les cellules souches du glioblastome résistent aux traitements les plus agressifs, et comment faire pour les attaquer ? Ce que l’on sait, c’est que ces cellules souches du cancer ont beaucoup de point commun avec les cellules du cerveau en développement chez l’embryon. Donc quand l’épidémie de zika s’est déclarée en 2015, et que l’on a vu les dommages terribles que le virus causait sur le développement cérébral des fœtus, nous sommes dit : pourquoi ne pas retourner les armes de la nature contre elle-même et utiliser ce pouvoir destructeur de zika sur les cellules cérébrales de l’embryon, pour attaquer, nous, les cellules souches du glioblastomes ? Et cela a marché! .

Cette piste n’en est qu’au stade de la recherche expérimentale, mais elle séduit de nombreux spécialistes. L’équipe de recherche espère une application possible dans les 3 ans…L’enthousiasme autour de cette étude, où le virus zika a donc été testé dans plusieurs modèles, sur des souris malades y compris avec beaucoup de succès, est grand. J’ai demandé son avis sur cette étude à Olivier Chinot, chef de service de neuro-oncologie e à l’hôpital de la Timone, à Marseille, qui reste lui, assez prudent. Il rappelle qu’en matière de recherche sur le glioblastome, des études paraissent très régulièrement. Mais l’idée d’utiliser un virus pour traiter le cancer, si elle n’est pas nouvelle, lui parait ici très pertinente et bien menée.

La sonde Rosetta et le noyau de la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko dite "Tchouri"
La sonde Rosetta et le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko dite "Tchouri" Crédits : Ron Miller / Leemage - AFP

Les comètes contiendraient de la matière organique plus ancienne que notre système solaire...

C’est ce que deux chercheurs français, émettent comme hypothèse, et cela grâce à ce que la sonde Rosetta a ramené comme information de la comète Tchouri. Et notamment de son noyau. Un noyau qui d’une part contient beaucoup plus de matière organique qu’on ne le pensait, mais qui nous pousse surtout à envisager le scénario de la formation des comètes de manière tout à fait nouvelle explique Jean-Loup Bertaux, du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales, co-auteur de cette étudeIl préconise avec sa co-auteure une mission qui ramènerait des échantillons de cette matière organique issue de la comète Tchouri. Qui pourrait nous permettre d’en apprendre plus sur certaines molécules présentes dans l’univers et dont on ne connait pas la composition. Et d’en apprendre plus évidemment sur l’apparition de la vie sur Terre, puisqu’on sait qu’elle a été percutée par des nombreuses comètes pendant sa formation.

En bref

  • Le Premier ministre Edouard Philippe a confié la semaine dernière à Cédric Villani une mission sur l'intelligence artificielle. Mission qui doit déboucher sur une stratégie nationale dans ce domaine jugé crucial pour la souveraineté de la France, qui suit ici l’exemple de la Chine, du Japon, des Etats Unis ou encore de la Corée du Sud. Le mathématicien, député La République en marche, mènera près de 200 auditions pendant quatre mois pour déterminer les atouts, les défis et les axes de travail en matière IA.
  • Et justement un outil d’intelligence artificielle développé par Stanford comme « gaydar » suscite la polémique : L’Université américaine a provoqué à juste tire un tollé en présentant un outil de reconnaissance facile capable, selon les chercheurs de déceler l’homosexualité à partir de photos. Présentée comme un « gaydar », un radar à gay, cet outil a été critiqué à la fois par les sociologues qui pointent es limites scientifiques et surtout par les associations LGBT qui le jugent discriminants et dangereux.
  • Il pourrait exister de nombreuses formes de vies dans les grottes glaciales de l’Antarctique: et ce loin, très loin de la surface. C'’est ce que pensent des chercheurs australiens, qui ont travaillé sur le mont Erebus, le volcan actif le plus austral du monde. Ils se sont rendus compte qu’il y existait un important réseau de grottes Mieux: des traces d’ADN provenant d’algues ou d’animaux y ont été retrouvées, y compris des séquences qui n’ont pas pu être identifiées , qui appartiendraient donc à des organismes vivants inconnus de nous. La génétique prouve que l’un des plus grands guerriers Viking connus était en fait une guerrière ! "Il" s’appelait Hajlmar Stolpe, et son tombeau qui date du X eme siècle (l’un des plus beaux et importants découvert en Suède) avaient intrigué les archéologues lorsqu’ils l’avaient découvert au XIXème siècle, puisque le grand chef de guerre était enterré avec des objets féminins. Impossible que ce grand chef de guerre soit une femme, disaient alors les archéologues. Une ostéologue de Stockholm a finalement prouvé le 8 septembre dernier que Hajlmar Stolpe était bien une femme, grâce à l’ADN retrouvé dans la tombe. Une découverte qui conduit els historiens à reposer tout ce qu’ils croyaient savoir sur le rôle des femmes dans civilisation viking.

Et dans notre rubrique des sciences improbables, retour sur les igNobel, attribués chaque année aux recherches « qui font d’abord rire et ensuite réfléchir. »

Et cette 27 ème édition qui se déroule chaque année à Harvard les igNobel, contraction de noble et d’ignoble, a permis de récompenser les études les plus folles dans plusieurs catégories. Notons cette, année la présence des chercheurs parisien et lyonnais dans la catégorie Médecine pour leur recherche fort sérieuse sur les explications neurologique de notre attirance ou de notre rejet pour les fromages français qui puent. L’académie des igNobel a salué « l’utilisation de technologies avancées d’imagerie cérébrale pour mesurer à quel point les personnes dégoûtées par le fromage sont dégoûtées par le fromage ». Un prix d’Obstétrique a été décerné à des chercheurs espagnols qui ont mené des recherches pour savoir si les fœtus réagissent plus lorsque de la musique est diffusée au travers du ventre de la mère, ou en mettant directement un système audiophonique dans son vagin. Le prix Anatomie a été attribué à une étude britannique brillante datée de 1995, intitulée : "Pourquoi les hommes âgés ont-ils de grandes oreilles ?" James Heathcote qui l’a menée, est en effet le premier chercheur à avoir scientifiquement établi une corrélation entre la taille des oreilles et l’âge des mâles de l’espèce humaine

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