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Syukuro Manabe, Klaus Hasselmann et Giorgio Parisi se partagent le prix Nobel de physique 2021.

Prix Nobel de physique : deux experts du climat et un théoricien des systèmes complexes récompensés

6 min
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Le prix Nobel de physique a été attribué à trois chercheurs pour "leurs contributions révolutionnaires à notre compréhension des systèmes physiques complexes", mardi 5 octobre. Il s'agit de l'Italien Giorgio Parisi, l'Allemand Klaus Hasselmann et l'Américano-Japonais Syukuro Manabe.

Syukuro Manabe, Klaus Hasselmann et Giorgio Parisi se partagent le prix Nobel de physique 2021.
Syukuro Manabe, Klaus Hasselmann et Giorgio Parisi se partagent le prix Nobel de physique 2021. Crédits : JONATHAN NACKSTRAND - AFP

Le Prix Nobel de physique, décerné ce mardi à Stockholm, a été attribué à trois scientifiques. Si les récompenses communes, lorsque plusieurs chercheurs travaillent sur le même projet ou sur des travaux qui se répondent, sont devenues régulières comme ce lundi en médecine, ce n’est pas le cas ici.

Syukuro Manabe (90 ans) et Klaus Hasselmann (89 ans), tous deux chercheurs en météorologie, sont récompensés "pour la modélisation physique du climat de la Terre et pour en avoir quantifié la variabilité et prédit de façon fiable le réchauffement climatique", selon le jury.

L’autre moitié du prix revient à l’Italien Giorgio Parisi (73 ans) "pour la découverte de l’interaction du désordre et des fluctuations dans les systèmes physiques de l’échelle atomique à planétaire."

Cinq lauréats masculins en deux jours. La parité n’est toujours pas au rendez-vous de cette 120ème édition des prix Nobel. Néanmoins, pour le champ de la géophysique, cette remise de prix est importante. Les prix Nobel de physique ont plutôt été attribués aux physiciens de physique fondamentale, et pas tellement de physique appliquée à notre planète. Sur fond d’urgence écologique, la première partie de ce prix récompense deux pionniers de la modélisation du changement climatique. Dans les années 60, grâce au développement des premiers supercalculateurs, Syukuro Manabe est le premier à réaliser un vrai simulateur de climat. Avant lui, il y avait des simplifications : on savait que si on mettait plus de CO2 dans l’atmosphère, cela allait faire un effet de serre. Cependant, on ne pouvait pas simuler l’ensemble du climat planétaire avec l’équateur, les pôles, l’océan, le sol, etc. Dix ans plus tard, Klaus Hasselmann va, quant à lui, mettre en évidence que le réchauffement climatique est anthropique. 

Entretien avec Anne-Marie Tréguier, chercheuse du CNRS au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Anne-Marie Tréguier

CoVid-19 : l’Agence européenne des médicaments favorable pour une 3ème dose du vaccin Pfizer

Hier soir, l’Agence Européenne des Médicaments (AEM) a donné son autorisation pour une troisième dose de rappel du vaccin Pfizer, pour les plus de 18 ans. L’AEM a approuvé le Comirnaty, booster de Pfizer-BioNtech, un vaccin de rappel contre le CoVid-19, à injecter 6 mois après la deuxième dose. Pour donner son feu vert, l’AEM s’est appuyé sur l’exemple américain et israélien qui pratiquent déjà la troisième dose. En France, la Haute Autorité de santé doit se prononcer demain et annoncer son propre propre calendrier de rappel. Elle s’est déjà déclarée favorable pour l’administration d’une 3ème dose pour les plus de 65 ans et pour les personnes souffrant de comorbidités sévères.

Le premier implant cérébral pour soigner la dépression

Une étude, publiée hier dans Nature Medicine, décrit la création du premier implant cérébral pour soigner la dépression sévère. Pour un tiers des personnes touchées par cette maladie, les traitements ne fonctionnent pas. Une équipe américaine a mis au point un nouveau système de stimulateur cérébral profond, spécialement conçu pour une jeune femme de 36 ans, atteinte de dépression sévère. Dans un premier temps, les chercheurs ont identifié des biomarqueurs neuronaux, liés aux états dépressifs de la patiente : des ondes cérébrales gamma dans ses amygdales. Dans un second temps, ils lui ont implanté deux électrodes : l’une de détection, l’autre de stimulation cérébrale. Lorsque la première détectait ces biomarqueurs neuronaux, la seconde se déclenchait, environ 300 fois par jours pendant 6 secondes. La patiente a connu une nette amélioration de son état. Certes, c’est un traitement radical et invasif, pour de la médecine sur mesure, et testé sur une seule personne... mais c’est une preuve de concept.

Un nouveau matériau capable de conduire l’électricité tout en l’isolant

Enfin, une étude parue dans la revue Nature décrit la création d’un nouveau matériau capable de conduire l’électricité tout en l’isolant. La gestion thermique des appareils électroniques est l’un des grands défis technologiques, surtout à l’heure de la miniaturisation. Les chercheurs de l’Université de Chicago ont empilé de minces films de bisulfure de molybdène (un excellent conducteur de chaleur) et les ont fait légèrement pivoter. Ces rotations inter-couches permettent à la fois une excellente conductivité thermique dans un sens et, en même temps, elles isolent la chaleur, qui se trouve incapable de passer entre les couches verticalement. Selon ce papier, cette innovation pourrait avoir de nombreuses applications technologiques et pourrait servir de bouclier thermique aux puces électroniques.

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