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Attentats du 13 novembre : les jours d’après

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A la rencontre des survivants, des proches, des témoins, le jour, le soir : durant toute la semaine, les reporters de la rédaction ont sillonné les lieux des attaques, le jour, le soir. Et vu Paris, après un week-end de silence, puis Saint-Denis, sortir peu à peu de la sidération.

Près du Bataclan, samedi matin
Près du Bataclan, samedi matin Crédits : Charles Platiau - Reuters

Ciprian avait 32 ans, il était Roumain. Nicolas, artisan menuisier, avait 37 ans. Cécile était inspectrice à la Direction générale des douanes. Vincent était architecte. Elif, jeune fille d’origine turque, travaillait depuis quatre mois à Paris. Fabrice faisait de la publicité. Lucie créait des bijoux. Romain voulait devenir comédien. Suzon était étudiante à la Sorbonne ; Juan Alberto, ingénieur espagnol. Djamila fêtait juste ses 41 ans.

On ne peut évidemment égrenner le nom de chacune des victimes – comme ce fut possible après Charlie. Cette fois il y a trop de monde sur cette liste macabre, signe que la mort a frappé des êtres de tous horizons, de tout âge, de toute nationalité. Venus simplement à Paris boire une bière, voire un match au Stade de France, souffler des bougies ou écouter un concert de rock. Comment comprendre cette injustice absolue ? La logique implacable qui doit bien se cacher derrière ce terrorisme soit-disant aveugle ? Comment ne pas céder à la crainte de l’autre, à la suspicion générale ? Comment sourire encore à la vie ?

C'est un reportage de Christine Moncla, avec le concours de Marie-Pierre Vérot, Aurélie Kieffer et Catherine Duthu.

Réalisation Annie Brault et Yassine Bouzar.

Pour écouter et commenter ce magazine de la rédaction, le philosophe Matthieu Potte-Bonneville , Maître de conférences à l'Ecole normale supérieure de Lyon, responsable du pôle "Idées et savoirs" à l'Institut français (département sciences humaines, livre et savoirs),

Ils habitent à 100m du Bataclan, à 100m aussi des anciens locaux de Charlie hebdo :

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Mercredi, pendant plus de 7h, 15.000 habitants de Saint-Denis sont restés cloîtrés chez eux, alors que de véritables scènes de guerre se déroulaient à proximité. Ébranlés par ce qui se passait, certains ont été réveillés en pleine nuit par une multitude d'explosions et de tirs. Ils craignent aussi de voir assimiler leur ville, Saint-Denis, à un foyer de terroristes. Valentino et icardo tiennent un commerce dans le centre-ville :

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Et outre de très nombreux programmes à ce sujet, retrouvez notre "Pixel", reportage multimédia interactif sur "Se rassembler sous l'état d'urgence"

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