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De l'Erythrée à la Chapelle : fuir la terreur à tout prix

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"Ce n'est pas la loi qui régit les Érythréens mais la peur." Voilà ce qu'écrit la commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'Homme en Érythrée dans son rapport rendu début juin. Les Érythréens constituent la seconde population après les Syriens à se lancer dans la traversée de la Méditerranée. Ils sont au moins 5.000 à quitter chaque mois leur pays. Ce qu'ils fuient ? Un service militaire à durée illimitée, l'absence de liberté d'expression, la surveillance permanente, la détention arbitraire, l'impossibilité d'imaginer un futur... En un mot : le totalitarisme.Une enquête de Chloé Cambreling .
Zoomez dans la carte avec les boutons " /-", survolez les pays pour avoir accès aux données, et déplacez-vous à la souris ou au doigt dans la carte pour explorer une zone en particulier.

Écoutez Franck Gouéry et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer , auteurs de Erythrée, un naufrage totalitaire (PUF, 2015) se questionner sur l’avenir politique de l’Erythrée.

Comment imaginer la fin de ce régime ? Peut-on attendre un soulèvement de l'intérieur ? De l'extérieur ? " :

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A Paris, le journaliste érythréen Amanuel Ghirmay

Amanuel Ghirmay, journaliste à Radio Erena (qui émet depuis Paris), le 25 juin 2015
Amanuel Ghirmay, journaliste à Radio Erena (qui émet depuis Paris), le 25 juin 2015 Crédits : Chloé Cambreling - Radio France

Amanuel Ghirmay a 36 ans. Il est journaliste à radio Erena, une radio installée à Paris, financée par Reporters sans frontières, qui diffuse par satellite en Érythrée des infos en Tigrigna (la langue érythréenne). Cette radio est considérée comme le seul média érythréen indépendant. En 2009, quand Radio Erena est née à Paris, Amanuel Ghirmay a fui en Éthiopie et, une fois là bas, a contacté Reporters sans frontières pour obtenir un visa et venir travailler à radio Erena.

Il raconte : “La différence entre ce à quoi s'attendent les Erythréens quand ils fuient et ce qu'ils vivent vraiment est très importante. C'est donc bien qu'ils racontent leur expérience, car cela permet à ceux qui sont encore là-bas de savoir. (...) C’est bien qu'au moins ils puissent se préparer psychologiquement. ils doivent savoir ce qui les attend. Ça n'est pas le paradis... Il n'y a pas de paradis sur cette terre.”

> Découvrez le dossier de la journée spéciale "Paroles de migrants", de ce vendredi :
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Bandeau Grèce Crédits : Annett Seidler

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L’Érythrée en 3 infos clés |

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