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L'exil : l'ultime recours d'Akbar l'Afghan

57 min

Une vague d'émotion semble submerger en ce moment les opinions publiques, depuis qu'hier cette photographie du cadavre du petit Aylan a fait le tour du monde.

L'afflux des dons se compte en centaines de milliers d'euros dit-on, un peu comme si les citoyens combattaient la frilosité des politiques qui ont mis un temps fou à s'organiser pour accueillir dignement les exilés qui frappent aux portes de l'Europe.

On l'a dit et redit : 350.000 migrants ont traversé depuis janvier au péril de leur vie la Méditerranée pour tenter d'obtenir ce sésame fantastique : le statut de réfugié. Mais qu'ils s'échouent sur une île grecque, qu'ils débarquent à Stockholm ou déposent leur demande à Paris ou à Rome, leurs chances sont différentes. Chaque pays a sa législation.

En France, l'OFPRA qui examine les demandes, et qui met un an et demi en moyenne, en rejette les trois quarts. Puis, il y a un recours possible.

Mais on dit aussi que les déboutés, ceux qui se voient refuser le statut, ne quittent pas le territoire.

Seuls 1% (c'est le chiffre de la Cour des Comptes) à 10% (c'est l'estimation de la CIMADE, une ONG qui défend les réfugiés ). Seuls 1 à 10% d'entre eux donc seraient réellement expulsés.

Les autres viennent grossir les rangs des sans-papier à en croire toujours la Cour des comptes.

D'où sans doute cet amalgame entre réfugiés et immigrés sans papier. D'où peut-être cette défiance, ce rejet qu'on trouve dans la montée du vote FN.

Ce soir, nous partons aux côtés d'un exilé, d'un homme et de sa famille qui espèrent refaire sa vie en France.

"L'exil : l'ultime recours d'Akbar l'Afghan", c'est un reportage d'Olivier Danrey .

Pour aller plus loin: retrouvez la série "Migrants, réfugiés, demandeurs d'asile en Europe", en textes, en images et en infographies, sur le site de France Culture.
Les principaux pays de provenance des "migrants" estimés par Frontex, arrivés en Europe par les routes des Balkans et de la Méditerranée entre janvier et juillet 2015, met en évidence le caractère avant tout politique et contraint de leur départ. La plupart de ces exilés sont ainsi éligibles d'emblée, de par leur pays d'origine, au statut de réfugié selon les termes du HCR :

Intervenants
  • maître de conférence en droit public à l'Université d'Evry, spécialiste du droit d'asile

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