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Matteo Renzi, Il Rottamatore, le bulldozer de l'Italie

44 min

L'âge des dirigeants en Europe en septembre 2014
L'âge des dirigeants en Europe en septembre 2014

Il est l’homme qui tweete plus vite que ses adversaires. Avec 1,67 millions de followers en février, c’est aussi le leader européen le plus suivi.

Son conseiller en communication, Filippo Sensi, ose signer du mot-dièse Nomfup : « Not my fucking Problem ».

Et de fait, Matteo Renzi n’est pas homme à s’embarrasser des problèmes des autres. Qu’il s’agisse de l’aile gauche de son parti, court circuitée, des syndicats qui étaient habitués sinon à co-gérer, du moins à être consultés régulièrement par les leaders du Parti démocrate, et qu’il snobe allègrement, ou qu’il s’agisse encore de ses propres alliés de droite – que Renzi a floués en organisant l’élection très réussie du Président de la République italienne. Coupant l’herbe sous le pied du candidat de Berlusconi en présentant un septuagénaire moralement irréprochable qui a conquis la majorité des votes.

Matteo Renzi est un homme pressé. Mais les résultats de sa politique se font encore attendre. Dans une Italie en récession, plombée par un chômage qui dépasse 44% chez les jeunes, et par un système politique dans lequel s’embourbent les réformes, Renzi a du mal à concrétiser ses ambitions.

Son « Jobs act », qui assouplit le marché du travail, a été voté. Mais les premeirs décrets commencent tout juste à être votés. Les réformes de l’administration, de la justice ou du Sénat sont en panne.

« Matteo Renzi, Il Rottamatore, le bulldozer de l'Italie », c’est un magazine signé Annabelle Grelier .

Ecoutez aussi Sofia Ventura, politologue, enseignante à l'université de Bologne , en Italie, évoquer la "Renzi Telling". Elle répond à Stéphane Robert :

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Arturo Scotto, chef du groupe parlementaire de l'extrême gauche italienne, le SEL, en février 2015
Arturo Scotto, chef du groupe parlementaire de l'extrême gauche italienne, le SEL, en février 2015 Crédits : Stéphane Robert - Radio France

Après un an d'exercice du pouvoir, Matteo Renzi a tué toute concurrence politique.

Forza Italia, le parti de Berlusconi, est en pleine déconfiture, avec 12% dans les sondages.

L'extrême droite, avec la Ligue du Nord, reste cantonnée dans les régions septentrionales. Et l'extrême gauche, avec 4 à 5% de popularité dans l'opinion, désespère de voir se profiler un jour un scénario comme en Grèce, où Alexis Tsipras a conquis le pouvoir.

Arturo Scotto est le chef du groupe parlementaire de l'extrême gauche, le SEL , à la chambre des députés. Et il fait le constat amer qu'aujourd'hui, en Italie, la gauche a quasiment disparu du paysage politique depuis l'arrivée de Matteo Renzi. Propos recueillis par Stéphane Robert :

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Intervenants
  • journal d'information italien financé par le Parti démocrate
  • professeur d’histoire et de sociologie politique, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris.
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