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Les candidats déclarés à la primaire à droite début avril 2016

Primaire à droite : un scrutin en trompe l’œil

58 min

C’est un dispositif que l’on a longtemps jugé exotique, en France. Les socialistes ont donné le coup d’envoi en adoptant le principe en 2009 et surtout en réussissant l’exercice, avant la Présidentielle 2012. Pour Les Républicains, la compétition est prévue en novembre. Reportage de Stéphane Robert.

Les candidats déclarés à la primaire à droite début avril 2016
Les candidats déclarés à la primaire à droite début avril 2016 Crédits : Idé - Radio France

Le dispositif était réservé notamment à nos voisins d’Amérique, dont nos médias suivent avec fascination les Caucus et autre Supertuesday, tous les quatre ans.

Les Primaires ne sont devenues populaires que tout récemment dans notre Vème République. Ce sont bien sûr les socialistes qui ont donné le coup d’envoi en adoptant le principe en 2009 et surtout en réussissant l’exercice, avant la Présidentielle 2012. Ce dispositif a réussi au delà de toutes attente, mobilisant presque 3 millions d’électeurs, offrant donc une légitimité nouvelle au vainqueur, à l’heure de la baisse du nombre d’adhérents et de la désaffection pour les partis politiques.

A droite, c’est d’ailleurs la fraude qui entoura l’élection du nouveau Président de l’UMP, après la défaite de 2012, qui a fini par imposer les Primaires. Le vaudeville Copé/Fillon a totalement discrédité le parti, incapable de désigner un vrai leader.

Laisser donc le soin aux Français de départager les candidats est apparu comme la seule alternative moderne et crédible.

Les petits candidats qui y voient une opportunité réelle, regardant avec envie le parcours d’un Manuel Valls (monsieur 5%), qui a pourtant (malgré son score médiocre à la primaire socialiste) réussi à grimper jusqu’à Matignon.

Pour les Les républicains, la compétition est prévue en novembre. Il y aura plus de 10 prétendants. Mais quatre sortent vraiment du lot : Juppé, Sarkozy, Le Maire et Fillon, pour les donner dans l’ordre d’arrivée des sondages. Le maire de Bordeaux caracole donc en tête depuis des mois.

Cela dit, les jeux sont loin d’être faits. Si Alain Juppé est très soutenu au Centre (63% des Modems et 57% de l’UDI disent qu’ils iront voter pour lui), ce sont essentiellement les militants LR qui se déplaceront vraiment le 20 novembre. Après tout, c’est leur parti qui désigne son poulain, et au sein de ce mouvement c’est bien Nicolas Sarkozy qui reste en tête.

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