LE DIRECT
Vue de la permanence de Romain Grau, député La République en Marche, endommagée par des protestataires le 27 juillet 2019 à Perpignan.

Aime-t-on détester nos députés ? / Le climat : nouvel architecte des villes

1h09
À retrouver dans l'émission

Depuis le vote en faveur du CETA, le 24 juillet dernier, de nombreuses permanences LREM ont été dégradées. Est-ce le signe ultime de la crise de la représentation ? Nous parlerons ensuite du futur des villes face au dérèglement climatique.

Vue de la permanence de Romain Grau, député La République en Marche, endommagée par des protestataires le 27 juillet 2019 à Perpignan.
Vue de la permanence de Romain Grau, député La République en Marche, endommagée par des protestataires le 27 juillet 2019 à Perpignan. Crédits : Raymond Roig - AFP

Le 25 juillet, un mur a été construit à la permanence LREM de Barbara Bessot Ballot. La veille, la députée avait voté pour le Ceta, l'accord de libre échange conclu entre l'Union Européenne et le Canada. Ce texte est critiqué par de nombreux agriculteurs français, inquiets devant le risque d'une concurrence déloyale par l'importation de produits d'outre-Atlantique. Ils l'avaient clairement expliqué par un communiqué publié après le vote à l'Assemblée : 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Ce sont d'ailleurs ces mêmes agriculteurs, issus de la FDSEA, qui ont revendiqué l'acte de vandalisme. 

Cette forme de dénonciation a été reproduite un peu partout en France, comme le 27 juillet dernier à la permanence de Romain Grau, à Perpignan. Le Ministre de l'Intérieur a qualifié cet événement "d'attentat" : "Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d’essence. Ils s’étaient équipés et ont tenté notamment d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence", s'est-il justifié. 

Comment expliquer la violence contre les parlementaires ? A-t-elle toujours existé ou bien illustre-t-elle, une nouvelle fois, la crise de la représentation ? 

Barbara Bessot Ballot (au téléphone), députée La République en Marche de Haute-Saône, Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS, travaille au CEVIPOF et à Sciences Po et Christophe Bellon (au téléphone), spécialiste de l’histoire politique de la France du XXe siècle. 

Vue de la "Bosco Verticale", construite par le Studio Boeri, à Milan, le 6 septembre 2017.
Vue de la "Bosco Verticale", construite par le Studio Boeri, à Milan, le 6 septembre 2017. Crédits : Miguel Medina - AFP

« Le soleil cuisait la foule dans un malodorant court-bouillon de chaussettes et de balançoires à Mickey. Paris l’été, six heures du soir, fleurait l’aisselle et la vaisselle. Toutes les robes à fleurs ne moulaient pas, loin de là, des Brigitte. Les cravates poissaient à des cols sales, sous des faces lunaires de pendus. La multitude fusait en tous sens, évoquant, vue des toits, soit un grouillement mou d’amibes, soit tout un charleston de spermatozoïdes pressés de faire mouche »

La torpeur estivale urbaine racontée par René Fallet, dans Paris au mois d’août, écrit en 1964… Cette année-là pourtant, d’après nos informations, il n’a pas dépassé les 32 degrés 9 dans la capitale, sauf une fois, une seule fois… le 26 août : 35 degrés.

De la rigolade par rapport aux 42 degrés six enregistrés le mois dernier, également à Tours, Orléans ou Bordeaux entre autres… il a fait 40 degrés à Lille… festival de cravates poisseuses et de visages cireux…

Un avant-goût de ce qui devrait advenir de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps dans les années qui viennent : des métropoles en surchauffe, des températures équivalentes dans trente ans à celles que connaissent aujourd’hui des villes situées à plus de 1 000 kilomètres au sud.

A défaut de poser pour l’instant une question majeure : où devons-nous résider ? réflexion générale sur l’établissement des hommes. Les grandes villes tentent de faire du courant d’air. Faire baisser le thermomètre ici ou là, notamment en « végétalisant », ce verbe qui a fleuri sur l’asphalte et sur les toits…

Sébastien Maire, Haut représentant de la Résilience et de la Transition écologique à Paris, Michel Desvigne, architecte paysagiste, Grand Prix de l’Urbanisme en 2011 et Rudy Ricciotti (au téléphone), architecte, Grand Prix National de l’architecture en 2006, auteur de  L’Exil de la beauté (Textuel, 2019). 

Le paysagiste Michel Desvignes 

Agence Rudy Ricciotti

Bibliographie

Intervenants
  • Députée La République en Marche de la première circonscription de la Haute-Saône
  • directeur de recherche au CNRS / CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), auteur notamment de « Quel avenir pour la fonction publique ? », ed. La documentation française, 2017.
  • historien, enseignant-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique française
  • Délégué général à la transition écologique et à la résilience de la Mairie de Paris
  • Architecte, Grand Prix National de l’architecture en 2006
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......