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Pyongyang, manifestation le 9 août pour soutenir la position de Kim Jong-Un vis-à-vis des Etats-Unis.

Corée du Nord : la guerre à portée de mots / L'Europe désunie : l'Union Européenne face à ses populismes

1h18

L'escalade des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord se poursuit : quelles stratégies de sortie de crise? / 28 ans après la chute du mur, les divisions resurgissent entre l'Est et l'Ouest de l'Europe.

Pyongyang, manifestation le 9 août pour soutenir la position de Kim Jong-Un vis-à-vis des Etats-Unis.
Pyongyang, manifestation le 9 août pour soutenir la position de Kim Jong-Un vis-à-vis des Etats-Unis. Crédits : KIM WON-JIN / AFP - AFP

Corée du Nord : la guerre à portée de mots

Comment arrêter l’escalade ? La guerre des mots que se livrent depuis le début de la semaine le président américain Donald Trump et le dictateur nord-coréen Kim Jong un fait trembler la Corée du sud et le Japon et inquiète la communauté internationale. Selon le renseignement américain, les progrès du programme nucléaire de Pyong Yang ont été beaucoup plus rapides que prévu. La Corée du nord, qui effectue des tirs de missiles et des tests nucléaires depuis 2006, pourrait être en mesure de frapper les Etats-Unis en 2018. Fixant ainsi la première ligne rouge de son mandat – sur twitter certes – Donald Trump a juré qu’il s’opposerait par tous les moyens à ce que la Corée du nord devienne une puissance nucléaire à part entière. « This will not happen » - cela n’arrivera pas, avait-il imprudemment juré. Il a promis à Kim Jong un, qui menace de frapper Guam, base stratégique des Américains dans le Pacifique, « le feu et la furie ». Toutes les options – y compris l’option militaire – sont sur la table, a prévenu le président américain. S’agit-il d’un bluff mené par deux acteurs qui n’ont aucun intérêt à ce que les choses dégénèrent et sauront s’arrêter à temps ? Le risque d’une guerre ouverte, à la suite d’un dérapage ou d’un malentendu, est-il réel ? Et surtout comment arrêter l’escalade ? Depuis plusieurs jours, tous les regards se portent vers la Chine, le principal soutien du régime nord-coréen, à qui Donald Trump demande de faire pression sur Pyong Yang. Pour la première fois, Pékin a retenu son véto au conseil de sécurité le week-end dernier, donnant ainsi son feu vert à l’ONU pour imposer des sanctions supplémentaires contre la Corée du nord. Mais depuis, la Chine renvoie dos à dos les Etats-Unis et la Corée du nord, évitant d’intervenir directement dans la surenchère verbale entre les deux pays. Comment faire redescendre la température ?

Avec Juliette Morillot, pécialiste des deux Corées, rédactrice en chef adjointe d'Asialyst. Co-auteure, avec Dorian Malovic, de "La Corée du Nord en 100 questions", éditions Tallandier ; Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et chercheur en géopolitique, spécialiste des questions de défense.

L'Europe désunie : l'Union Européenne face à ses populismes

Après la défaite de l’extrême droite à la présidentielle autrichienne en 2016 puis celle de Marine Le Pen en mai dernier, on pensait les populismes européens en perte de vitesse. Mais depuis le début de l’été, le conflit qui oppose Bruxelles à plusieurs pays d’Europe centrale et orientale a été ravivé. La commission européenne a lancé un avertissement à la Pologne, s’opposant à la dérive autoritaire du pays menée sous la houlette de Jaroslaw Kaczynsky, le chef du parti conservateur Droit et Justice, véritable homme fort du pays. Quand elle a rejoint l’Union en 2004, la Pologne s’était engagée à respecter les critères de Copenhague, notamment l’état de droit, l’indépendance du système judiciaire, la liberté de la presse. Autant de valeurs remises en cause par Varsovie, qui met au pas les médias, le ministère de la justice et la cour suprême et refuse de respecter les quotas de migrants imposés par Bruxelles aux pays de l’Union. Dans sa contestation des règles européennes, la Pologne n’est pas seule. Elle est soutenue par la Hongrie de Viktor Orban, le champion de la démocratie illibérale, qui malmène lui aussi les valeurs de l’UE. 28 ans après la chute du Mur de Berlin, l’Europe se divise à nouveau entre ses parties occidentale et orientale. Bien qu’étant devenue invisible sur les cartes, la frontière qui sépare l’est de l’ouest de l’Europe existe toujours. Trente ans n’auront pas suffi pour réunir dans un même melting pot européen des cultures et des histoires très différentes. La religion, l’immigration, le rapport à la Russie, la perception des menaces sont autant de sujets majeurs qui opposent Varsovie, Budapest et leurs alliés du groupe de Visegrad, la République Tchèque et la Slovaquie, aux pays fondateurs de l’Union. La crise s’est aggravée pendant l’été. Bruxelles menace de déclencher une procédure de suspension du droit de vote de la Pologne au conseil européen. Une procédure d’infraction contre les pays du groupe de Visegrad a aussi été lancée pour non-respect du plan de répartition des migrants. Jusqu’où le conflit peut-il aller ?

Avec Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et chercheur en géopolitique, spécialiste des questions de défense ; Jean-Dominique Giuliani, président de la fondation Robert Schuman ; Jean-Yves Potel, historien et politologue, spécialiste de la Pologne.

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