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Le candidat de droite des Républicains (LR) aux élections européennes, François-Xavier Bellamy et les chefs de parti chantent l'hymne national à l'issue d'un rassemblement électoral précédant les élections européennes du 15 mai 2019 à Paris.

Droite : à la recherche des valeurs perdues ? / Europe : des nominations très politiques

1h08
À retrouver dans l'émission

Le parti Les Républicains organise le 6 juillet une convention pour redéfinir la charte des valeurs et des engagements. Quelle direction va prendre la droite ? Nous parlerons ensuite des nominations aux "top-jobs" européens : simple victoire du duo Merkel/Macron, ou Union européenne renforcée ?

Le candidat de droite des Républicains (LR) aux élections européennes, François-Xavier Bellamy et les chefs de parti chantent l'hymne national à l'issue d'un rassemblement électoral précédant les élections européennes du 15 mai 2019 à Paris.
Le candidat de droite des Républicains (LR) aux élections européennes, François-Xavier Bellamy et les chefs de parti chantent l'hymne national à l'issue d'un rassemblement électoral précédant les élections européennes du 15 mai 2019 à Paris. Crédits : Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

Droite : à la recherche des valeurs perdues ? 

A la croisée des chemins, le parti Les Républicains organise ce samedi 06 juillet une convention au cours de laquelle seront évoqués des sujets aussi stratégiques que les valeurs, les orientations et l'avenir - rien que cela - de l'ancien UMP, après son échec aux élections européennes (8.48%). 

La ligne identitaire de Laurent Wauquiez a causé plusieurs départs, comme celui de Valérie Pécresse, qui forme son nouveau mouvement, Libres!. La présidente de la région Île-de-France semble bien décidée à "refonder la droite de l'extérieure", comme elle l'explique au Figaro : "C’est cette droite-là que je veux incarner : une droite qui répond aux problèmes d’aujourd’hui, une droite qui ose dire comment on gagne la bataille de l’emploi dans la mondialisation, une droite qui ose parler d’écologie, de social et de laïcité (...) Ma démission, c’est un électrochoc, pour reconstruire l’opposition et en faire une alternative."

Pour Annie Genevard, la vice-présidente de l'Assemblée Nationale et secrétaire générale des Républicains, c'est Christian Jacob qui est le plus à même de prendre la tête du parti :

Je soutiens Christian Jacob parce qu'il a cette expérience du groupe. Il a une fidélité à cette formation politique, qu'il n’a jamais pris en défaut. Il est capable de mener une campagne respectueuse. 

L'ancien UMP semble siphonné des deux côtés : à droite, par le rapprochement avec le Rassemblement National, et au centre, par LREM. "Pour la droite, il faut tout reconstruire. Ce n’est pas un simple changement interne : c’est une question existentielle qui est en train de se poser", explique Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop. Au-delà des tractations politiques, c'est bien l'ADN de la droite qui est en jeu. Pour Annie Genevard, cette identité tient en quatre verbes : 

Croire en la France, défendre l’autorité de l’Etat, libérer le travail, le territoire et transmettre les savoirs, une vision éthique de la science et du progrès scientifique . 

Avec au téléphone, Annie Genevard, députée LR du Doubs depuis 2012, vice-présidente de l’Assemblée Nationale, et Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département Opinion et stratégie d’entreprise de l’Ifop, auteur de _L’Archipel Français : naissance d’une nation multiple et divisé_e (Seuil, 2019). 

Europe : des nominations très politiques 

Les dirigeants mondiaux assistent à la photo de famille du Sommet du G7 à La Malbaie, Québec, le 9 juin 2018.
Les dirigeants mondiaux assistent à la photo de famille du Sommet du G7 à La Malbaie, Québec, le 9 juin 2018. Crédits : Lars Hagberg - AFP

Après des jours de blocage, les nominations à la tête des institutions européennes sont tombées : la ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Leyen, récupère la présidence de la Commission, Christine Lagarde prend la tête de la Banque centrale européenne, Charles Michel, le premier ministre belge, devient président du Conseil européen, l'actuel ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, est le nouveau Haut-Représentant, et enfin le social-démocrate italien, David-Maria Sassoli, s'installe à Bruxelles pour la tête du Parlement européen.

Anne Rovan, la correspondante du Figaro à Bruxelles, a suivi ces nominations de près. 

Il y a deux déséquilibres. Le premier est politique. Les socialistes ont été mal servis : il se retrouvent avec le poste de Haut Représentant, dont la fonction reste ingrate, faute de diplomatie européenne, et la présidence du Parlement européen, dont le mandat ne dure que 2 ans et demi. Le second déséquilibre est géographique : le "team Europe", comme l'appelle Emmanuel Macron, est celle des pays fondateurs, et exclut de facto les pays de l'Est.

Entre tractations politiques et négociations entre les pays membres, ces décisions sont le fruit de compromis serrés. Pour l'eurodéputé Pascal Durand, inscrit sur la liste Renaissance, il est nécessaire de privilégier une "coopération renforcée" :

On sait très bien que tous les membres ne sont pas au même niveau économique. La difficulté c’est aussi la question démocratique : certains pays n’ont jamais connu ce régime politique, ou ont été confrontés à des années de dictature. Ces pays se sentent rejetés par l’arrogance des vieilles démocraties. Le bon équilibre : c’est la coopération renforcée.

Quel message porte cette nouvelle équipe par rapport à l'urgence climatique et aux enjeux économiques ? Pour l'écologiste, la liste dont il fait partie porte un message "libéral", qui ne se réduit pas au seul "libéralisme économique". 

Au sein de la liste Renaissance, il y a aussi des régulateurs qui essaient de porter la défense des clauses environnementales à l'échelle européenne. Je suis persuadé que nous allons réorienter l’Europe sur ce domaine où, selon moi, il est nécessaire de fixer un caractère contraignant, notamment sur les accords commerciaux.

Face aux discours populistes et aux formations eurosceptiques, que nous montrent ces nominations ? Peut-on résumer la situation à une simple réussite du duo Macron/Merkel ? 

Avec Pascal Durand, député européen (Liste Renaissance), et Anne Rovan, correspondante du Figaro à Bruxelles (en duplex). 

Musique : Antoine Pesle - Close to You (Bête Noire, 10 avril 2019)

Intervenants
  • députée du Doubs (Les Républicains), vice-présidente de l'Assemblée Nationale
  • analyste politique, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l'institut de sondages IFOP.
  • député européen, membre de la Liste Renaissance/LREM
  • journaliste politique au Figaro, correspondante à Bruxelles
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