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Défilé militaire du 14 juillet 2017

Les relations entre l’armée et l’Elysée/ La France a-t-elle besoin d’un second porte-avions ?

1h09
À retrouver dans l'émission

Un an après la démission du général de Villiers, la loi de programmation militaire votée, les relations entre l’armée et l’Elysée se sont-elles apaisées ? Puis nous reviendrons sur le grand absent de cette loi, un absent de 42 000 tonnes : le porte-avions.

Défilé militaire du 14 juillet 2017
Défilé militaire du 14 juillet 2017 Crédits : ALAIN JOCARD - AFP

Les relations entre l’armée et l’Elysée

«Si quelque chose oppose le chef d’Etat-Major des armées au président de la République, le chef d’Etat-Major des armées change». Ce recadrage cinglant lancé il y a un an par Emmanuel Macron dans le JDD rappelle l’atmosphère tendue dans laquelle le général Pierre de Villiers, alors chef d’État-major des armées, avait dû présenter sa démission en juillet 2017. Quelques jours plus tôt, apprenant que des coupes budgétaires de 850 millions d’euros frapperaient l’armée, il s’était emporté devant la commission de la défense de l’Assemblée. « Je ne pourrai plus regarder mes gars dans les yeux si on réduit encore nos moyens », avait-il dit selon les Echos, quand l’ensemble de la presse retenait une phrase plus abrupte : « Je ne me laisserai pas baiser comme cela ! »

Emmanuel Macron se justifiait alors en disant qu’un effort avait été demandé à tous les ministères, y compris celui des armées. Il parlait même d’un « effort légitime », «faisable sans attenter en rien à la sécurité de nos troupes, à nos commandes militaires et à la situation telle qu’elle est aujourd’hui ».

Mais depuis, l’ambiance semble avoir bien changé. Le Général Lecointre a remplacé le Général de Villiers. Et la loi de programmation militaire qui vient d’être votée a l’ambition selon le gouvernement de « redonner dès à présent aux armées, et en priorité aux hommes et aux femmes qui les font vivre et agir, les moyens de remplir durablement leurs missions. » Des crédits budgétaires à hauteur de 295 milliards d'euros sur sept ans : « une inversion de tendance historique ! », s’est réjoui le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser. « Cette LPM est bien née », disait déjà en février le général François Lecointre.

Alors un an après la démission du Général de Villiers, les relations entre l’armée et l’Elysée se sont-elles apaisées ? Les militaires déployés dans nos rues pour l’opération Sentinelle jusqu’aux théâtres des opérations extérieures Barkhane et Chammal disposent-t-ils désormais des moyens nécessaires ?

Avec Nathalie Guibert, journaliste au Monde, Jean-Louis Georgelin, Général d’armée, ancien chef d’Etat-Major et Elie Tenenbaum, chercheur au Centre des Études de Sécurité de l'IFRI et coordinateur du Laboratoire de Recherche sur la Défense.

La France a-t-elle besoin d’un second porte-avions ?

Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle croise au large des côtes varoises, le 07 avril 2005, à l'occasion de l'exercice "Trident d'Or 05".
Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle croise au large des côtes varoises, le 07 avril 2005, à l'occasion de l'exercice "Trident d'Or 05". Crédits : ERIC ESTRADE - AFP

Un porte-avions, « c’est 100 000 tonnes de diplomatie», disait le diplomate américain Henry Kissinger. Avec notre Charles de Gaulle, âgé de 15 ans et qui sera en fin de vie aux alentours de 2040, en avons-nous assez ? Le sujet revient régulièrement dans le débat public : pendant la campagne présidentielle, tous les candidats se sont prononcés dans le magazine « Marine & océans » en faveur d’un second porte-avions. Or, alors même que sa construction prendrait dix voire quinze années, cette question est la grande absente de la loi de programmation militaire qui vient d’être votée.

Le Charles de Gaulle est à quai pour des travaux de rénovation depuis le début de l’année 2017 et pour encore au moins six mois. La marine française a dû s’entraîner en mai sur un porte-avions américain. Et à l’étranger, de plus en plus de pays choisissent de construire de nouveaux porte-avions : la Chine en détient déjà deux et devrait en avoir trois en 2025, le Royaume-Uni en aura bientôt deux, les Etats-Unis en possèdent déjà onze et la Russie envisage d’en construire un faisant deux fois la taille du Charles de Gaulle. 

La France doit-elle acquérir un second porte-avions ? Ou faut-il avoir d’autres priorités pour l’armée ? En quoi les porte-avions sont-ils un outil de puissance stratégique à part ? 

Avec Nathalie Guibert, journaliste au Monde, Jean-Louis Georgelin, Général d’armée et ancien chef d’Etat-Major, et Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l'Institut français de géopolitique.

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