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 Le président Recep Tayyip Erdogan célébrant sa victoire, dimanche 24 juin, au siège de l'AKP, à Ankara.

Que change la réélection d’Erdogan au Moyen-Orient ?/ Doit-on comprendre la position des pays d’Europe centrale et orientale face à l’immigration ?

1h08
À retrouver dans l'émission

Fin juin, Recep Tayyip Erdogan a été réélu dès le 1er tour président de la Turquie : quelles conséquences au Moyen-Orient ?/Depuis le début de la crise migratoire, la majorité des nations d’Europe centrale et orientale refusent d’accueillir les demandeurs d’asile : comment comprendre leur position?

 Le président Recep Tayyip Erdogan célébrant sa victoire, dimanche 24 juin, au siège de l'AKP, à Ankara.
Le président Recep Tayyip Erdogan célébrant sa victoire, dimanche 24 juin, au siège de l'AKP, à Ankara. Crédits : KAYHAN OZER / ANADOLU AGENCY - AFP

Que change la réélection d’Erdogan au Moyen-Orient ?

« Pas question de s'arrêter, de se reposer, de respirer, avant qu'on ne fasse de la Turquie l’un des plus grands pays du monde ». Tel est le discours que tenait Recep Tayyip Erdoğan au lendemain de sa réélection à la présidence de la Turquie le 24 juin dernier. Aujourd’hui dimanche 8 juillet, les nouveaux députés font leur entrée au Parlement dont la majorité est détenue par une alliance dominée par le parti au pouvoir. Erdogan repart ainsi pour un mandat de 5 ans, avec l’ambition affichée de faire de la Turquie une puissance régionale incontournable, reconnue comme telle sur la scène internationale. 

Depuis quelques mois, il enchaîne les coups de force sur le plan intérieur mais aussi extérieur. Il livre une guerre sans merci aux kurdes en Syrie et dans le sud de la Turquie. A quelques jours de sa réélection, le président turc affirmait avoir lancé une opération dans le nord de l’Irak et annonçait : «Souvenez-vous, j'ai parlé de Kandil, j'ai parlé de Sinjar. (…) Ce n'est pas terminé, cela va continuer ».  Sa réélection dès le premier tour et pour cinq ans renforce-t-elle ses ambitions régionales ? Quelles alliances la Turquie dessine-t-elle au Moyen-Orient et avec quels objectifs ?

Avec Marc Semo, correspondant diplomatique au Monde, Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, et Michel Duclos, ancien ambassadeur en Syrie, conseiller spécial à l'Institut Montaigne.

Peut-on comprendre la position des pays d’Europe de l’est face à l’immigration ?

Depuis 2015, ils disent non aux quotas d’accueil de Bruxelles. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, mais aussi l’Autriche, ou encore la Bulgarie ne veulent pas de migrants chez eux. 

« La Hongrie restera un pays hongrois et ne deviendra pas un pays de migrants » a déclaré Viktor Orban après le dernier sommet européen fin juin. Et il n’est plus le seul à le penser : la position anti-immigration de l’Europe centrale et orientale se répand à l’ouest. Le premier ministre Autrichien Sebastian Kurz évoque désormais un « axe dans la lutte contre l’immigration illégale » avec les ministres de l’intérieur Italien et Allemand. 

Les pays d’Europe de l’est invoquent la défense de l’homogénéité ethnique et religieuse de leurs territoires, et veulent sauvegarder leur souveraineté nationale contre une Union Européenne qui les méprise… mais ils font aussi face à des défis qui leur sont propres, comme la fuite de leurs citoyens. La Bulgarie, par exemple, a perdu 20% de sa population en 20 ans et s’apprête à en perdre encore 23% d’ici 2050. 

Comment comprendre l’attitude catégoriquement anti-immigration adoptée par l’Europe centrale et orientale depuis le début de la crise migratoire ? L’est et l’ouest de l’Europe peuvent-ils encore s’entendre ?

Avec Jacques Rupnik, politologue et directeur de recherche au CERI Sciences Po et auteur de “Géopolitique de la démocratisation, l’Union européenne et ses voisinages” paru en 2014, Marc Semo, correspondant diplomatique au Monde, et Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.

Intervenants
  • correspondant diplomatique du Monde
  • Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique, et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.
  • ancien ambassadeur de France en Syrie, conseiller spécial à l’Institut Montaigne
  • historien et politologue, directeur de recherche au CERI Sciences-Po

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