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Le 15 juillet 2017 à Istanbul sur le pont des martyrs lors de la commémoration du coup d'état manqué. Les autorités turques ont fait du 15 juillet un jour férié pour célébrer "la démocratie et l'unité"

Un an après le putsch, la Turquie coupée en deux / 75 ans après la rafle du Vél d’Hiv : les enjeux des politiques mémorielles

1h18

Après l'échec du coup d'état de juillet 2016, Erdogan intensifie la répression de l’opposition et concentre le pouvoir : état des lieux. En deuxième partie, on revient sur l'épisode tragique de juillet 1942 en s'interrogeant sur la mémoire et la postérité de la rafle du Vel d'Hiv.

Le 15 juillet 2017 à Istanbul sur le pont des martyrs lors de la commémoration du coup d'état manqué. Les autorités turques ont fait du 15 juillet un jour férié pour célébrer "la démocratie et l'unité"
Le 15 juillet 2017 à Istanbul sur le pont des martyrs lors de la commémoration du coup d'état manqué. Les autorités turques ont fait du 15 juillet un jour férié pour célébrer "la démocratie et l'unité" Crédits : YASIN AKGUL / AFP - AFP

C’était il y a tout juste un an dans la nuit du 15 au 16 juillet. Cette nuit d'agitation a vu un groupe de militaires se rebeller contre le pouvoir en place. Affirmant vouloir restaurer "la liberté et la démocratie", les putschistes ont tenté de prendre le pouvoir en Turquie. Au même moment, le président Erdogan s’adresse directement à la population grâce à l’application FaceTime et appelle les Turcs à descendre dans la rue. Quelques heures plus tard, le coup d’État échoue et le pays compte ses morts : 265 personnes ont été tuées dans la nuit selon les autorités. Face à ce qu’il considère comme une « trahison », le président Erdogan lance alors une série de purges sans précédent. En un an, plus de 50 000 personnes sont arrêtés et 150 000 sont licenciés ou suspendus, dont la moitié des officiers de l’armée et un quart des magistrats. Tous sont accusés d’être « en lien avec une entreprise terroriste », un terme qui englobe le mouvement du prédicateur Fetullah Gulen, à qui le coup d’État est attribué et les séparatistes kurdes du PKK.

Alors que le referendum constitutionnel du 16 avril a renforcé les pouvoirs du président, qui peut encore arrêter Recep Tayyip Erdogan ? Quel est l’état de la société turque un an après le coup d’Etat raté ?

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le portrait de Kemal Kılıçdaroğlu par Marguerite Catton

On va quitter la Turquie et revenir en France, et plus précisément dans le 15ème arrondissement de Paris où se tenait ce matin la cérémonie de commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Il y a 75 ans, le 16 juillet 1942, plus de 13 000 Juifs étaient arrêtés par des policiers français et conduits au Vélodrome d’Hiver pour être ensuite envoyés en camps d’extermination. Un crime pour lequel l’Etat français n’a reconnu officiellement sa responsabilité que 53 ans plus tard, à travers les mots de Jacques Chirac. C’était le 16 juillet 1995 et ses successeurs lui ont emboité le pas : François Hollande et Emmanuel Macron ont, eux aussi, reconnu les crimes de la France.

Alors que l’invitation du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou aux commémorations a créé la polémique, quelle mémoire la France doit-elle garder de ce passé qui commence à passer ? L’activisme mémoriel dénoncé par certains brouille-t-il la carte du souvenir ? Y’a-t-il, pour reprendre les mots du philosophe Paul Ricoeur, « trop de mémoire ici » et « trop d’oubli ailleurs » ?

Musée des enfants du Vel d'Hiv où se tient des cérémonies à la mémoire des déportés par numéro de convoi jusqu'à fin août.

Intervenants
  • ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire Zaman France
  • géographe, enseignant-chercheur, ancien directeur de l'Institut français d'études anatoliennes
  • correspondant diplomatique du Monde
  • Historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS et vice-présidente du Conseil supérieur des Archives
  • présidente de Centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement du Loiret (CERCIL)- musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv d'Orléans
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