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Jacques Demy (1931-1990)

1h

par Simone Douek

Réalisation: Pascale Rayet

« J'aime pas l'opéra. Le ciné c'est mieux. », chante un personnage des Parapluies de Cherbourg. Le ciné c'est si bien que Jacques Demy en a rempli sa vie, et qu'il s'est battu dès son enfance pour faire exister sa passion. Quinze jours avant sa mort le 27 octobre 1990, il était encore sur un plateau avec Agnès Varda, qui tournait Jacquot de Nantes , la vie de Jacques Demy. Nous connaissons tous le cinéma de Jacques Demy, ses comédies musicales « à la française », un genre unique qu'il a créé avec son complice Michel Legrand, transformant tous les registres de langue, celui du quotidien comme celui du merveilleux des contes de fées ou de l'amour, en mélodies chantées. On revoit tous les « jumelles » des Demoiselles de Rochefort , Catherine Deneuve et Françoise Dorléac, on retrouve le bonheur de la danse, l'air qui remue les vêtements aux couleurs si précisément choisies, les décors naturels qu'il affectionnait. On revoit ses comédiens, les mêmes souvent - Demy est l'homme des fidélités - une grande famille évoluant sur l'écran. Mais si on regarde, les uns à la suite des autres, tous les films de Jacques Demy - et l'occasion nous en est donnée avec la sortie du coffret DVD rassemblant l'intégrale de son oeuvre - on s'aperçoit assez vite que tout n'est pas si léger. Le monde qu'il met en scène, chanté ou non, en noir et blanc ou en couleurs, est un monde grave souvent teinté d'inquiétude et de noirceur, parce que la vie est bien souvent tragique. Et parfois, dans ses films, peuvent se lire quelques échos de sa vie. Mais il ne faut jamais oublier que la fiction..., c'est la fiction.

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