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Velázquez (1599 - 1660)

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Par Luc Ponette réalisation : Isabelle Yhuel Sans doute un des plus grands peintres européens, Velázquez est le maître incontesté de la peinture du Siècle d’Or espagnol. Sa modernité se trouve dans la vérité humaine des modèles que Velázquez peint avec leurs faiblesses et leur grandeur, mais surtout dans son approche picturale qui joue de l’illusion optique pour créer un réalisme sans fard. “Ce qui m’a le plus ravi en Espagne, ce qui, à lui seul, vaut le voyage, c’est l’œuvre de Velázquez. C’est le peintre des peintres ; je n’ai, cependant, été nullement étonné ; j’ai trouvé chez lui la réalisation de mon idéal en peinture ; la vue de ces chefs-d'œuvre m’a donné grand espoir et pleine confiance...” Edouard Manet Jeune peintre sévillan, Velázquez entre en apprentissage à l’âge de 12 ans chez Francisco Pacheco dont il épousera la fille. Remarqué par le favori du Roi, il est introduit à la cour et, soucieux de son ascension sociale, Velázquez obtient les plus hautes fonctions au palais. Sa rencontre avec Rubens est décisive de même que ses deux voyages en Italie où il achète des oeuvres d’art pour les collections royales. Tout cela n’empêche pas Velázquez de peindre des gueux, des princesses, des nains, des nobles, des bouffons, le pape et le roi. En 1656, c’est la création des Ménines , chef-d'œuvre incomparable où le peintre supprime virtuellement la barrière entre la réalité et la fiction. Six mois après avoir été anobli, Velázquez meurt brutalement, le 7 août 1660, probablement d’une maladie épidémique. Des funérailles solennelles sont célébrées pour accompagner Velázquez revêtu de l’habit des chevaliers de Santiago. “Ainsi Velázquez, esprit calme et austère, classique de tempérament, parvient à immobiliser le fugitif, à saisir la lumière changeante et les scintillements des surfaces qui trahissent une sensibilité tout à fait baroque ; cette sorte de tension entre l’amour du singulier et du concret et la magie de la technique velazquénienne, qui retire presque toute consistance matérielle aux êtres et aux choses, détermine un moment de perfection peut-être le plus suggestif et le plus équilibré de toute la peinture du XVIIe siècle.” A. E. Pérez Sanchez

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