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 Luchino Visconti à Venise sur le Grand Canal, en 1956.

"Visconti, il est venu avec tout l'héritage de la peinture italienne, de l'opéra, de la musique et de la littérature"

1h

Portrait sonore du grand réalisateur italien, Luchino Visconti à travers ses films, certains lieux de ses tournages, les amis qui ont travaillé avec lui.

 Luchino Visconti à Venise sur le Grand Canal, en 1956.
Luchino Visconti à Venise sur le Grand Canal, en 1956. Crédits : Archivio Cameraphoto Epoche - Getty

« Au coeur de Milan, à deux pas du Dôme et de la Scala, l'ondulant blason à la guivre sinue encore sur la sévère façade du vieux palais, aujourd'hui vendu, divisé, qui pendant plus de deux siècles a abrité la splendeur d'une famille : les Visconti di Modrone. » Ainsi commence la biographie que Laurence Schifano consacre à Luchino Visconti. C'est de l'aristocrate, du duc Visconti di Modrone, que se rappellent tous ceux qui ont travaillé avec lui ; de l'élégance de son esprit et de son maintien, de son raffinement, ainsi qu'il apparaît sur les photos de sa jeunesse. Nourri dès son enfance d'opéra, de théâtre, de littérature et de musique, Luchino Visconti ne quittera jamais tous ces arts et fera de son oeuvre une véritable polyphonie, très fortement présente dans son cinéma. Lorsqu'il fait une mise en scène, au théâtre ou au cinéma, il n'oublie jamais ni les contraintes, ni les possibilités que peuvent lui offrir les deux arts, et combine ces deux espaces pour tirer d'eux l'expression la plus fine des scènes qu'il construit. L'opéra et la musique, quant à eux, occupent dans ses films une place importante, comme en témoignent les nombreux personnages qu'il crée et met en scène. 

Luchino Visconti a commencé par être un metteur en scène de théâtre, s'intéressant à des auteurs contemporains ou classiques, montant aussi des opéras. C'est son cinéma que l'on connaît mieux aujourd'hui ; il révèle, dès son premier film en 1943 (* Ossessione* ) un réalisateur d'une extrême rigueur, à tous points de vue, depuis l'écriture avec ses scénaristes, jusqu'au plateau avec ses techniciens et avec ses acteurs. Il révèle aussi, comme Visconti le souligne lui-même en évoquant sa rencontre décisive avec Jean Renoir, sa prise de conscience que « le cinéma pouvait être le moyen de s'approcher de certaines vérités dont [ils étaient] très loin, spécialement en Italie. » Renoir lui avait appris « la façon de travailler avec les autres. » Il lui avait aussi appris à rencontrer d'autres horizons politiques que celui du fascisme que l'Italie connaissait au moment de sa jeunesse. Et partant du néo-réalisme, il a tourné plus tard des films que l'on a dits « décadents ». Mais que serait alors le « décadentisme » de Visconti ? Quel est l'univers du réalisateur ? A la recherche de Luchino Visconti, à travers ses films, certains lieux de ses tournages, les amis qui ont travaillé avec lui.

Par Simone Douek et Céline Ters

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1h
"Le mardi des auteurs" sur Luchino Visconti. Diffusion du 03/11/2009
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