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A l'image de la société, le renseignement passe de plus en plus par la sécurité informatique et la vigilance virtuelle. Une filière dans laquelle il est d'autant plus facile de sous-traiter avec le secteur privé.

Les auxiliaires privés du renseignement français, avec Bernard Barbier

58 min

Dans le domaine de la sécurité étatique, on taisait les informations sous la formule "secret d'Etat". Une tendance a priori paradoxale se banalise : les services de renseignement sous-traitent avec le secteur privé, y compris en France - pays longtemps resté rétif aux entrepreneurs en souveraineté.

A l'image de la société, le renseignement passe de plus en plus par la sécurité informatique et la vigilance virtuelle. Une filière dans laquelle il est d'autant plus facile de sous-traiter avec le secteur privé.
A l'image de la société, le renseignement passe de plus en plus par la sécurité informatique et la vigilance virtuelle. Une filière dans laquelle il est d'autant plus facile de sous-traiter avec le secteur privé. Crédits : picture alliance - Getty

Les Etats anglo-saxons, et plus particulièrement la couronne britannique, s'appuient volontiers sur des opérateurs privés pour mener leurs opérations de renseignement et de guerre clandestine. La France, à l'inverse, s'en méfie. Depuis la grande époque des corsaires malouins, Paris n'a plus confié la moindre mission sensible à un entrepreneur privé. Le dernier corsaire français, Ambroise Garneray, s'est éteint à Paris en 1857.

Exposé par plusieurs de nos invités, notamment le pionnier des armées privées Tim Spicer, ce paradoxe ne recouvre qu'imparfaitement la réalité. Malgré sa culture jacobine, la France, elle aussi, commence discrètement à sous-traiter des activités régaliennes à des opérateurs privés. Elle le fait de manière moins visible que le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, et sans doute de manière moins massive, mais elle le fait quand même. C'est à cette histoire secrète des nouveaux corsaires français que sera consacré la présente émission.

Dans cette série, tous nos invités ont jusqu'à présent été des corsaires. Aujourd'hui, nous renversons la perspective et recevons l'un de ceux qui leur donnent leurs "lettres de marque", ou "marchés publics", comme on dit désormais. Haut fonctionnaire, c'est lui qui a entrouvert la porte de la DGSE, le service de renseignement extérieur français, aux entrepreneurs en souveraineté.

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