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Pendant les manifestations du 1er mai, à Paris

Michel Onfray: "La violence est une force qui ne sait pas où elle va"

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Le philosophe revient sur les nombreux affrontements entre forces de l'ordre, casseurs et manifestants qui ont eu lieu ces derniers jours, et les polémiques associées.

Pendant les manifestations du 1er mai, à Paris
Pendant les manifestations du 1er mai, à Paris Crédits : Philippe Wojazer - Reuters

Après les nombreux heurts  entre forces de l'ordre, casseurs et manifestants qui ont eu lieu ces derniers jours, et les polémiques associées, le philosophe Michel Onfray plaide pour une analyse "politique" de la non-violence en démocratie.

La violence des dominés serait légitime car elle ne serait que réponse à la violence des dominants. Mais c'est la logique du talion, on a tout fait depuis des siècles pour éviter ça. (...) Il me parait plus intelligent de couper le cercle de la violence.(...) En démocratie, il y a d'autres moyens.

Je reste un disciple de La Boétie. On peut trouver que celui qui nous opprime est le méchant, mais on peut aussi imaginer qu'on a aussi un travail à faire soi-même car, comme le disait La Boétie, le pouvoir existe car on y consent. Ne consentez plus au pouvoir et il n'y aura plus de pouvoir. Le gens sont tous dans la rue, mécontents, mais ils vont réélire quelqu'un avec lequel ils ne seront pas contents non plus. Avant les élections, on peut mettre la France en grève générale. Après la grève générale, on parle, c'est une manifestation de force. La force est une violence qui sait où elle va, la violence est une force qui ne sait pas où elle va.

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