LE DIRECT
La famille des coronavirus ou virus à couronne se compose de quatre branches

Microbes et autres virus

3 min
À retrouver dans l'émission

Si les bactéries sont, pour certaines, les meilleures alliées des humains, les virus de leur côté sont des nuisibles. Du fait de leur incapacité à se reproduire sans l'aide d'une cellule, ils sont des agents infectieux qui viennent parasiter d'autres organismes.

La famille des coronavirus ou virus à couronne se compose de quatre branches
La famille des coronavirus ou virus à couronne se compose de quatre branches Crédits : Josep Gutierrez - Getty

Dans un duel acharné, Merlin l’Enchanteur terrasse Madame Mim en se transformant en microbe. Un microbe, du grec micro- et -bio. De là, nous pouvons en déduire que les microbes sont petits et vivants. 

Nous autres, microbes, sommes perçus par vous autres, humains, comme des êtres minuscules qui vous font, parfois, des misères. Vous avez mis des millénaires à nous détecter car il vous a fallu inventer le microscope pour nous voir et ce n’est qu’en 1674 que le drapier de Delft van Leeuwenhoek, passionné de microscopie, nous aperçoit. 

Mais c’est seulement au 19e siècle avec Pasteur et Koch que notre étude prend son essor et que vous apprenez à distinguer les levures, des protistes et des bactéries avant, de déceler un peu plus tard les virus. Les bactéries sont, pour certaines, les meilleures alliées des humains, à l’instar de celles de la flore intestinale, ou de redoutables ennemis pour peu que l’on pense à la bactérie de la peste. 

En revanche, les virus sont des nuisibles. Comme ils sont incapables de se reproduire sans l’aide de la machinerie d’une cellule, ils sont des agents infectieux, sortes de parasites obligatoires des cellules d’autres organismes. Leurs premières victimes sont des bactéries, mais ils ne dédaignent pas les êtres pluricellulaires. 

Les quatre branches de la famille des coronavirus

Parmi ces nuisibles, la star du moment est le SARS-Cov2, l’agent de la Covid-19. Je vous épargne les symptômes, les conséquences mortifères et autres misères qu’il provoque, nous ne connaissons que trop bien. Ce pénible est un coronavirus et je vous invite à élargir le propos, afin de témoigner que nous n’en sommes pas la seule cible. D’abord, les coronavirus, autrement dit les virus à couronne, sont une grande famille qui se divise en quatre branches. 

- Les gammacoronavirus s’intéressent surtout aux cétacés comme les dauphins et belugas, plus quelques oiseaux. 

- Les deltacoronavirus affectionnent les oiseaux, mais l’un d’eux a été découvert sur une panthère. 

- Les alpha- se rapprochent de nous, infectant des félins, des canidés et provoquant chez les humains des rhumes ordinaires. 

- Les beta- se délectent des mammifères, des ruminants aux carnivores, des hérissons aux chauves-souris. Ils nous ont ciblés jusqu’à être les agents de nos rhumes, mais aussi d’infections beaucoup plus graves comme le MERS, cette fièvre létale qui a émergé en 2012 au Moyen-Orient. 

Notre coronavirus, millésime 2019, appartient à cette branche des beta-. Une telle diversité tient à la propension des virus à muter, à s’adapter à de nouveaux hôtes ou à de nouveaux types cellulaires. Leur flexibilité permet aux virus de franchir les barrières des espèces. D’abord d’un animal vers nous qui sommes une proie tentante du fait de notre nombre et de nos comportements grégaires. 

Mais aussi dans l’autre sens. Toutefois, le même virus capable de franchir la barrière des espèces n’aura pas le même succès selon son hôte. Ainsi, notre chat ou notre chien à qui nous aurons transmis le SARS-Cov2 n’auront que peu ou pas de signes cliniques. Bienheureuses bêtes ! 

L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......