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 Jeff Bezos, PDG d'Amazon; Larry Page d'Alphabet, Sheryl Sandberg, de facebook, le Vice-President élu Mike Pence et Donald Trump à la Trump Tower (14/12/2016)

Donald Trump et la Silicon Valley

3 min
À retrouver dans l'émission

Quel terrain d'entente est possible pour Donald Trump et les dirigeants de la Silicon valley ?

 Jeff Bezos, PDG d'Amazon; Larry Page d'Alphabet, Sheryl Sandberg, de facebook, le Vice-President élu Mike Pence et Donald Trump à la Trump Tower (14/12/2016)
Jeff Bezos, PDG d'Amazon; Larry Page d'Alphabet, Sheryl Sandberg, de facebook, le Vice-President élu Mike Pence et Donald Trump à la Trump Tower (14/12/2016) Crédits : Timothy A. Clary - AFP

"Il n’y a personne comme vous dans le monde." Voilà ce qu'a lancé Donald Trump aux dirigeants de onze entreprises du numérique qu'il a réunis mercredi à la Trump Tower. Une véritable mise en scène de la réconciliation, avec, à la clé, des images en forme de photo de famille. Presque au sens propre d'ailleurs puisque les enfants Trump étaient eux aussi autour de la table. Une manière de siffler la fin polie des hostilités. Et de radicalement changer de ton. Car sans jamais exprimer de programme précis sur le numérique, durant toute la campagne, Donald Trump a multiplié les attaques contre les entreprises du web, comme Apple et Amazon. Trump avait même proposé de "fermer des bouts d'internet".

D'ailleurs, l'été dernier, fait assez exceptionnel, 145 acteurs du secteur avaient, dans une tribune, estimé que l'élection de Donald Trump serait un désastre pour «la tech et l'innovation», Et c'est donc massivement pour Hillary Clinton qu'avaient pris parti les dirigeants de la Silicon Valley . Ceux-là mêmes qui étaient à la Trump Tower. Du contenu des échanges, on ne sait à peu près rien. Mais le casting est intéressant. Absence remarquée, celle du PDG de Twitter, pourtant puissant outil de campagne de Donald Trump. Selon le site américain Politico, Twitter paierait son refus, en octobre dernier, de créer un emoji Hillary escroc. Les emojis ce sont ces petits pictogrammes désormais très utilisés sur les réseaux sociaux et messages textuels.
Selon une déclaration de l'équipe de Trump, Twitter serait simplement "trop petit" , pour être invité. Etaient là les représentants d'Alphabet, Microsoft, IBM, Apple, Amazon etc

Pas vraiment. Seul le milliardaire Peter Thiel, fondateur de Pay Pal avait pris parti pour Trump. Et même donné plus d'un million de dollar pour sa campagne. C'est d'ailleurs lui qui a organisé la rencontre avec ceux qui sont désormais bien obligés de voir comment travailler avec Trump. Voire d'y trouver leur intérêt. La nouvelle de taille, c'est sûrement la double "prise" de l'équipe Trump : Elon Musk, patron de l'entreprise de voitures électriques Tesla et de la société aérospatiale SpaceX. Et le patron d'Uber, Travis Kalanick. rejoignent tout deux le forum stratégique de Donald Trump. Un comité chargé de l'éclairer et lui donner des conseils économiques durant son mandat .

Les points qui inquiètent les acteur du web sont nombreux. Et listés dans la longue lettre ouverte adressée le 14 novembre dernier au président élu par l'Internet Association, regroupement d'une quarantaine d'entreprises du web. Parmi ces points, la politique d'immigration que mènera Trump. La Silicon Valley ne peut pas vivre sans la main-d'oeuvre étrangère et s'inquiète d'une baisse du nombre de visas accordés.

Ces entreprises réclament également le maintien d'un "chiffrement fort" des communications. - c'est-à-dire le fait qu'elle ne soit lisibles que par l'émetteur et le destinataire. Car après la surveillance de masse révélée par Snowden, beaucoup l'ont renforcé pour protéger les échanges de leurs clients. Ce que dénoncent certains acteurs publics dans un contexte de menace terroriste .Trump avait d'ailleurs appelé au boycott d'Apple pour cette raison.

Autre point, la neutralité du net. C'est à dire, en très gros, l'égalité de traitement de tous les acteurs du web. Sa garantie était l'une des grande avancée sous l'administration Obama. Et une décision critiquée par Trump. La liste est encore longue.
Peut-être faut il voir aussi une certaine ironie à tout cela, à l'heure où certaines entreprises du net, Twitter et Facebook en tête, sont accusées d'avoir participé à l'élection de Trump, notamment en facilitant la diffusion de fausses informations.

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