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"Next day", pièce de Philippe Quesne, au théâtre des Amandiers à Nanterre en novembre 2014

Faut-il créer un label jeune public ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Alors que s'achève un temps de réflexion sur le théâtre jeunesse en concertation avec le Ministère de la Culture, un certain nombre de professionnels du secteur défendent la création d'un label et d'un lieu centralisé.

"Next day", pièce de Philippe Quesne, au théâtre des Amandiers à Nanterre en novembre 2014
"Next day", pièce de Philippe Quesne, au théâtre des Amandiers à Nanterre en novembre 2014 Crédits : THOMAS SAMSON / AFP - AFP

Une réflexion inspirée par une table ronde publiée dans le dernier numéro de la revue La Scène, qui est le magazine des professionnels des arts vivants, une discussion donc entre trois acteurs actifs du spectacle jeunesse, à la suite d’une réflexion menée avec le Ministère de la Culture, qui s’est achevée en décembre 2015, un cycle qui s’appelle "La Belle saison avec l’enfance et la jeunesse". Alors les personnes interviewées se révèlent extrêmement déçues, apparemment si des projets ont été discutés, en revanche la question des moyens a été totalement éludée par le Ministère. Ces professionnels se battent pour que la question du théâtre jeunesse ne soit pas seulement vue sous l’angle éducatif et pédagogique, mais aussi sous l’angle de la création. Ils regrettent qu’il n’existe pas de réseau jeune public labellisé. Les CDN de ce point de vue, ne seraient pas du tout à la hauteur et les professionnels du milieu demandent des quotas. Par ailleurs les lieux destinés à la création jeune public, comme par exemple la Minoterie à Dijon qui est apparemment un lieu très actif, ne sont pas assez soutenus par les pouvoirs publics. Il n’existe aucun lieu dédié à Paris, il faudrait selon l’article une institution qui fédère les projets, qui donne de la visibilité aux spectacles en les centralisant, et soit force de proposition pour les institutions de la France entière. Jack Lang avait fondé un lieu de ce genre à Chaillot en 1973, ça s’appelait le Théâtre National des Enfants, mais sa durée de vie avait été fort brève. Il y avait là des ateliers, des spectacles qui jouaient en matinée et les après-midis, notamment un Vendredi ou la vie sauvage mis en scène par Antoine Vitez.

Est-ce que le label “jeune public” est enviable du point de vue des artistes? Je me souviens en avoir avoir parlé cet été avec le chorégraphe et metteur en scène Thierry Thieu Nang, il était programmé au Festival d’Avignon à la Chapelle des Pénitents blancs, qui est le lieu choisi par son directeur Olivier Py pour les spectacles “jeune public”, et il semblait le regretter. Pour lui son spectacle qui s’appelle Au Coeur, s’il montre des enfants sur scène, n’est pas un spectacle “jeune public”, et de manière générale il y a un certain embarras de certains artistes à être classé dans cette catégorie. Ce qui pose aussi la question de ce qu’on montre aux plus jeunes: est-ce que ça doit être nécessairement des spectacles dédiés, créés spécialement pour eux? Qu’est-ce qu’un bon spectacle jeunesse? Est-ce que c’est un bon spectacle tout court?

Intervenants
  • Chef du service culture des Echos
  • Maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Nîmes et critique d'art
L'équipe
Production
Réalisation
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