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Un visiteur devant l'exposition Cy Twombly au Centre Pompidou à Paris

La galère de l'exposition Twombly

12 min
À retrouver dans l'émission

L'exposition qui se tient aujourd'hui au Centre Pompidou a été fort compliquée à monter. Pourquoi?

Un visiteur devant l'exposition Cy Twombly au Centre Pompidou à Paris
Un visiteur devant l'exposition Cy Twombly au Centre Pompidou à Paris Crédits : SABINE GLAUBITZ / DPA - AFP

La semaine dernière nous évoquions, vous étiez d’ailleurs ici autour de cette table Harry, la collection Chtchoukine, exposée à la Fondation Vuitton à Paris, et la possibilité, fort mince apparemment, que cet événement ait pu avoir lieu dans un établissement public, à savoir le Centre Pompidou. Quelques jours après j’ai lu dans M le magazine du Monde un article sur l’exposition qui se tient justement au Musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 24 avril prochain, une exposition consacrée à Cy Twombly dont on parlera d’ailleurs très prochainement.

L’article signé Roxana Azimi raconte le marathon je cite qu’il a fallu courir pour que cet évènement ait lieu. En l’occurrence c’est le conservateur danois Jonas Storsve qui s’y est collé, et Jonas Storsve ce n’est pas n’importe qui, il avait organisé il y a douze ans une exposition de des dessins de Cy Twombly à Beaubourg, mais en 2004, le peintre américain était toujours vivant, et il avait lui-même demandé aux institutions et aux collectionneurs de prêter des oeuvres pour l’occasion. Depuis que Cy Twombly est décédé en 2011, c’est beaucoup plus compliqué. Il y a plusieurs cas de figure que décline l’article de Roxana Azimi:

Premier cas, les collections privées. une collection suisse qui ne répond même pas aux demandes de Jonas Storsve, ce qui est quand même assez incroyable quand on connaît la réputation internationale de Beaubourg.

Deuxième cas, les musées. l’attente. Un musée américain impose des délais impossibles et finit par refuser les prêts. Un autre musée à Philadelphie, accepte finalement après des mois de négociations de prêter le cycle “Fifty days at Liliam” qu’il avait refusé il y a vingt ans de prêter au MOMA.

Troisième possibilité, trouver des oeuvres jamais ou peu exposées. Jonas Storsve a traqué pendant plusieurs années un tableau de 1963, vendu en 1988 dans une vente privée.

Il faut ajouter à cela que lorsque les prêteurs, qu’ils soient des institutions ou des privés, sont d’accord, encore faut-il négocier le prix de l'assurance, qui dans le cas de Twombly a explosé ces dernières années. Jonas Storsve a donc dû négocié pour faire baisser, parfois de moitié les tarifs d’abord imposés par les musées et les collectionneurs.

Au final le montage de l’exposition Cy Twombly a duré environ trois ans. Moi qui ne suis pas très connaisseuse en la matière j’avoue être impressionnée par les délais, l'énergie, et les coûts que doivent mettre en oeuvre une institution aussi prestigieuse que Beaubourg pour monter une exposition consacrée à un des artistes les plus évidemment attendus dans ses murs. Et surtout, j’ai l’impression que les institutions publiques et muséales ne sont pas plus enclines à prêter que les collectionneurs privés. Ne pourrait-on pas imaginer une circulation plus fluide des oeuvres?

Intervenants
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