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Dans les allées du 36e salon "Livre-Paris" en 2016

Livre-Paris sous le feu des critiques

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Depuis quelques années, l'ouverture du Salon du Livre de Paris s'accompagne de polémiques diverses.

Dans les allées du 36e salon "Livre-Paris" en 2016
Dans les allées du 36e salon "Livre-Paris" en 2016 Crédits : Onur Usta / ANADOLU AGENCY - AFP

Demain commence la grand messe de l’édition française, j’ai nommé le Salon du Livre de Paris, ou faut-il dire désormais “Livre-Paris”, puisque l’événement a changé de nom il y a quelques années. Or cette année, peut-être encore plus que les années précédentes, il va ouvrir dans un climat particulièrement tendu. Le premier à déclencher les hostilités a sans doute été Maxime Chattam qui, il y a un petit mois, a publié sur Twitter son intention de boycotter l’événement pour contester le prix d’entrée qu’il trouve “excessif”. Le tweet en question a fait un peu de bruit, Maxime Chattam est un auteur à succès, une des grosses signatures d’Albin Michel, et sa déclaration a été largement reprise sur les réseaux sociaux, révélant un mécontentement significatif de la part du public, qui se plaint à la fois des tarifs d’entrée, des conditions de circulation sur place, de la désorganisation des lieux, mais aussi de cette mesure imposée depuis quelques années par le Salon, qui interdit aux visiteurs d’apporter plus d’un ou deux exemplaires de leurs propres ouvrages soit-disant pour empêcher les trafics de dédicaces. Bernard Pivot le pape du livre en France a lui-même réagi à cette polémique, en déclarant il y a quelques jours qu’il trouvait scandaleux qu’on doive payer pour accéder à des livres en France. Pour autant il sera bien présent au Salon cette année.

Le Parisien Magazine publiait le week-end dernier un article intitulé “Le Salon du livre n’est plus un best-seller”. Il analyse les raisons pour lesquelles l'événement est de moins en moins populaire, en donnant plusieurs explications: il y a donc ces prix pour le public malgré les efforts des organisateur, une entrée le weekend au tarif normal coûte 12 euros, mais il y a aussi le coût des stands pour les exposants, qui représente un budget conséquent pour les éditeurs, des éditeurs qui sont de plus en plus nombreux au fil des ans à renoncer à y participer - cette année Fayard et Stock par exemple ont décidé de faire l’impasse sur l'événement parisien. Des éditeurs qui affirment préférer envoyer leurs auteurs en province, dans les librairies ou dans les petits salons, qui eux sont souvent gratuits, plus humains et plus festifs. Dans Le Figaro mardi dernier Mohammed Aïssaoui cite par exemple la Foire du livre de Brive, en grande partie gratuite, où contrairement à la porte de Versailles le public est au rendez-vous et le chiffre d’affaire des exposants est en nette augmentation ces dernières années. Il cite aussi la Foire du livre de Bruxelles, qui est passée totalement à la gratuité en 2016 et qui a battu cette année là son record historique de fréquentation. Dans le Parisien, Vincent Monadé, directeur du Centre National du livre défend le modèle de la foire parisienne mais affirme “elle doit redevenir une vraie fête populaire”: comment y parvenir?

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