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Sigourney Weather devant le Metropolitan Opera en mai 2016

Un petit tour au Metropolitan Opera

9 min
À retrouver dans l'émission

Le grand établissement lyrique de New York propose plus de 25 productions par an, à un prix d'or.

Sigourney Weather devant le Metropolitan Opera en mai 2016
Sigourney Weather devant le Metropolitan Opera en mai 2016 Crédits : DIMITRIOS KAMBOURIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - AFP

Je n’y suis jamais allée personnellement, et je ne suis pas sûre que l’article des Echos qui m’a donné l’idée d’en parler m’a donné beaucoup envie.

Pourtant le Met est une salle mythique, immense, qui peut accueillir jusqu’à 4000 spectateurs, en comparaison, la salle de l’Opéra Bastille peut en accueillir 2700, elle se niche depuis cinquante ans dans le Lincoln Center, au coeur de Manhattan. Cette année marquait d’ailleurs le cinquantenaire de cette installation, et cette célébration a donné lieu, en début de saison à un grand raout, Tristan et Iseult dirigé par Simon Rattle, avec parmi les spectateurs Patti Smith, Adrian Brody ou encore la famille Jagger. Il faut dire que tout, au Met, doit briller. Les enjeux financiers sont colossaux dans une maison qui monte environ 25 opéras par an, assure plus de 220 représentations, et se targue de toujours programmer le meilleur chanteur dans le meilleur rôle. Cette ambition du plateau vocal parfait a des coûts monumentaux, c’est au Met que les cachets des grandes stars du chant lyrique sont les plus élevés, plus de 15 000 dollars par soirée pour des grands noms comme Roberto Alagna ou Anne Netrebko. Depuis que Peter Gelb a été nommé à la direction du Met, les mises en scène sont extrêmement travaillées et chères. Il faut donc payer tout ça. Comment? Nous sommes aux Etats-Unis, il n’y a donc quasiment pas de financements publics - pour rappel l’Opéra de Paris est financé à près de 50% par l’Etat et les collectivités. Il y a donc d’abord la billetterie: le coût d’une entrée est conséquente, 150 dollars en moyenne pour un spectacle, c’est beaucoup. Autre source de financement, le mécénat, en grande majorité assuré par des particuliers - l’article des Echos rappelle que c’est une tradition dans la grande bourgeoisie new-yorkaise de donner au Met, certains donnent jusqu’à 500 000 dollars par an à l’opéra. Et puis il y a les marques, au premier rang desquelles, Rolex. Mais depuis quelques années ça ne suffit pas. Le Met a souffert d’une crise sans précédent en 2014 dont il est tout juste en train de se relever, le budget était alors complètement déséquilibré et la direction avait décidé de licencier une partie des salariés, amorçant un mouvement de contestation sociale sans précédent. La cote de la maison avait été abaissée par Moody's, bref une véritable crise financière. Aujourd’hui le Met va mieux, même si le taux de remplissage reste historiquement bas. Il multiplie les idées pour trouver des fonds, la retransmission vidéo des opéras dans des cinémas du monde entier, des levées de fonds et appels au don, la vente de répliques des mythiques lustres de la grande salle. Il y a quelques jours on apprenait que le Met allait mettre en vente des objets ayant appartenu à des artistes, et notamment une baguette de Wagner incrustée de pierres précieuses…

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