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Pourquoi observe-t-on une tendance générale à sous-produire les biens publics ?

3 min

Pourquoi les biens publics ne peuvent-ils être financés par les marchés ? Pourquoi quand il s'agit de biens publics mondiaux comme la lutte contre le réchauffement climatique ou pour la préservation de la biodiversité, les Etats eux-mêmes peinent à les financer ?

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Save money Crédits : Krisanapong Detraphyphat - Getty

Les biens publics tels la défense nationale ou la qualité de l’air se distinguent radicalement des biens privés par deux propriétés ou caractéristiques très particulières : la non rivalité et la non exclusion. La non rivalité se réfère à l’indivisibilité de la « consommation » du bien ou du service c’est-à-dire que contrairement aux biens marchands, l’accroissement de la disponibilité du bien public pour une personne ou un groupe ne réduit pas sa disponibilité pour tous les autres. Autrement dit, les consommateurs ne sont pas rivaux. Le second critère, à savoir la non exclusion signifie qu’il est impossible d’exclure quiconque de la consommation ou de l’usage de ce bien public, il est donc impossible de le faire payer. 

Pensez par exemple à l’éclairage public, à la qualité de l’air ou à la défense nationale. Si l’on demande aux entreprises ou aux individus ce qu’ils sont prêts à payer pour ces biens publics en fonction de l’avantage qu’ils en retirent, il est rationnel d’un point de vue individuel qu’ils sous-estiment fortement leur propension à payer puisqu’ils ne peuvent être exclus de l’usage du bien, autant que ce soit les autres qui paient. Laisser au marché la production de ces biens publics revient donc nécessairement à les sous-produire. C’est le fameux problème du passager clandestin : chacun a intérêt à ce que les autres financent le bien public dont on ne peut l’exclure de la jouissance, mais bien évidemment la généralisation de ce comportement conduit à ce qu’il ne soit pas produit. Or, ces services ou biens publics sont indispensables à la vie de nos sociétés. La solution est donc qu’ils soient financés par l’impôt qui est obligatoire et qui ne dépend donc pas de la disposition à payer des uns et des autres.

Mais il existe également des biens publics mondiaux comme la lutte contre le réchauffement climatique, contre l’effondrement de la biodiversité ou pour l’éradication d’une maladie infectieuse pandémique ou encore, pour la stabilité financière. Pour ces biens publics mondiaux, la non rivalité et la non exclusion s’appliquent non seulement pour les populations à l’intérieur d’un pays, mais également entre populations de pays différents, et des leçons restent à en tirer…

Cette chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant ICI à partir de mardi à 14:55, et sur notre antenne du lundi au vendredi à 14h55 ou sur l'application Radio France.

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