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Les fameux bols bretons

Faut-il avoir un prénom "français" pour aimer la France ?

3 min
À retrouver dans l'émission

Les polémistes qui alimentent les discours de haine ont toujours marqué un intérêt particulier pour les noms de personnes. C'est un moyen facile et efficace de mobiliser les préjugés populaires à l'égard des étrangers

Les fameux bols bretons
Les fameux bols bretons Crédits : Michel GILE - Getty

Depuis le XIXe siècle, toutes les communautés d'immigrants qui sont venues en France ont subi des humiliations, parce qu'on leur reprochait d'avoir des noms " à coucher dehors " comme on dit vulgairement. C'est aussi une dimension importante dans l'histoire de l'antisémitisme puisque la chasse aux noms juifs a joué un rôle essentiel dans les persécutions qu'ils ont subies dans l'histoire. 

Pour les idéologues d'extrême droite, adopter un prénom bien de chez nous serait une manière de prouver son sentiment d'appartenance à la France.

Pourtant, Henriot, le speaker de Radio-Paris sous Vichy, qui fut  l'un des propagandistes les plus connus du collaborationnisme en France,  celui qu'on surnommait le " Goebbels français ", fusillé par la Résistance en 1944, se prénommait Philippe, tout comme le maréchal Pétain.

Pourtant, l'un des héros de la Résistance vosgienne - qui a reçu le 13 juillet 2003 la médaille de la Résistance à titre posthume - se prénommait Mamadou et était un fervent musulman. 

L'amour de la France n'a donc rien à voir avec le prénom qu'on reçoit en héritage. (…) 

Cette chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant ICI, dès mercredi à 9:55, ou du lundi au vendredi à 9:55 ou sur l'application de Radio-France

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