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Bruno Gollnisch, délégué général du Front National

55 min
À retrouver dans l'émission

Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch © RF / EG L'obtention tardive des 500 signatures nécessaires à la présence du FN au premier tour de la présidentielle est une bonne nouvelle pour la démocratie dans la mesure où, qu'on le déplore ou qu'on s'en félicite, Jean-Marie le Pen représente aujourd'hui des millions d'électeurs. En revanche, c'est, peut-être, une très mauvaise nouvelle pour le FN lui-même. Car priver de débat celui qui se plaint qu'on l'ostracise, c'est lui faire un cadeau. Si M. Le Pen - aidé en cela par ceux qui ont cru le combattre en faisant pression sur les maires - était parvenu à ne pas obtenir ses signatures, il aurait pu, une fois de plus, se présenter comme la victime du « système » : il aurait pu parler de bâillon, de complot, de « diabolisation », il aurait indûment préempté le parti des abstentionnistes et pris sa retraite comme le tribun vaincu d'une majorité silencieuse. Au lieu d'un tel scénario, le FN doit battre la campagne dans un contexte plus difficile, pour lui, que celui de 2002 : d'abord, les outrances de Nicolas Sarkozy ont ramené beaucoup d'électeurs du FN dans le giron de la droite républicaine ; ensuite, le discours contestataire de François Bayrou fournit aux contempteurs du « système » un exutoire moins sulfureux ; enfin, la gauche, terrifiée par l'hypothèse d'un nouveau 21 avril, va selon toute vraisemblance se rassembler sous la bannière de Ségolène Royal dès le premier tour ; si on ajoute à cela que M. Le Pen sera bientôt octogénaire et qu'il est aujourd'hui le dernier représentant d'une génération politique dont les Français ne veulent plus, il y a fort à parier que, cinq ans après la finale de 2002, le FN n'obtiendra, en 2007, que la médaille en chocolat. Mais l'histoire enseigne qu'une surprise est toujours possible : comment le FN compte-t-il s'y prendre pour, malgré ces handicaps nouveaux, ne pas finir dernier de la « bande des quatre » ? **Raphaël Enthoven** **Vos questions, réactions et commentaires sont les bienvenus sur le FORUM de notre émission** .
Intervenants
  • Professeur émérite de science politique à l'université Panthéon-Assas, membre de l'Institut universitaire de France
  • professeure en sciences politiques à Paris Panthéon Assas et journaliste
  • Présidente de section honoraire au Conseil d’Etat, ancienne Directrice du patrimoine au Ministère de la Culture (1993-1997).
L'équipe
Production
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