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Ma radio demain

Ma Radio Demain : La consultation citoyenne de la radio

6 min
À retrouver dans l'émission

Emmanuelle Daviet reçoit Emmanuelle HENRY , Directrice des Etudes et de la Prospective, pour présenter la grande consultation lancée auprès de vous, auditeurs, « maradiodemain »

Ma radio demain
Ma radio demain Crédits : Radio France - Radio France

Cette  consultation citoyenne qui permet pour les acteurs de l’audiovisuel public d’engager  une  conversation avec les Français sur leurs attentes , leur vision du  média radio mais avant j’ai une question Emmanuelle Henry : Pensez-vous que Sandrine Treiner la directrice de France  culture s’enthousiasmerait de la perspective d’un trajet en train avec  des auditeurs de sa station ?
Le questionnaire commence ainsi pour  cette antenne :
« Lors d’un trajet en train, vous êtes assis) à côté de la directrice de  France Culture. Vous avez du temps pour lui dire en toute franchise ce  qu’elle devrait mettre en place pour que vous écoutiez davantage ses  programmes : quels nouveaux thèmes, nouvelles émissions, nouvelles  manières d’écouter la radio…  » Quel est l’objectif de cette consultation ?
Pourquoi avez-vous jugez nécessaire d’interroger les Français ? 

Tous les médias se doivent d’être à l’écoute de leur  public. Radio France le fait aussi, depuis des années, à travers des  études, mais aussi par l’intermédiaire de la médiatrice.      
Ce que nous avons voulu faire, c’est de donner la parole à tous ceux qui  souhaitent se prononcer, pour recueillir les avis du plus grand nombre.

Comment doivent procéder les personnes qui souhaitent y participer ? 

Il suffit de se connecter sur « maradiodemain.fr » et de  se laisser guider… Concrètement après quelques questions générales  rapides, on peut choisir de s’exprimer sur la radio ou sur la télé (on  peut faire les deux !). Dans la partie sur la radio, plusieurs petits  questionnaires sont proposés, et chaque internaute choisit auxquels ils  souhaite répondre, c’est un parcours à la carte. Chaque petit  questionnaire est composé d’une question dite ouverte, libre, et de  questions type QCM. Il faut compter 2-3 minutes par questionnaire. On  peut arrêter quand on veut et revenir plus tard pour finir.

Il est important de préciser que le projet est centré sur les  attentes et idées du public, et non sur la perception de l’existant. 

Oui, l’objectif n’est pas ici de donner un avis sur les  programmes actuels, mais de faire des propositions pour l’avenir, aussi  bien au niveau des thèmes que des formats, des offres numériques.

Différentes thématiques sont abordées, vous pouvez nous en citer quelques-unes ? 

Il y a des questionnaires par station, déjà (France  Culture bien sûr, mais aussi France Inter, France Info, France Bleu,  France Musique, Fip et Mouv).      
Et nous avons choisi également une dizaine de thèmes : la culture, l’information, les offres pour les jeunes, les contenus éducatifs pour les enfants, les nouvelles façons d’écouter la radio, la musique, ou encore la proximité (la place de radio France partout en France, géographiquement proche de ses auditeurs)

Des auditeurs de radio France ont commencé à répondre à ces questionnaires : Combien ? 

Ces chiffres évoluent en temps réel : plusieurs milliers d’auditeurs répondent chaque jour !

Ce chiffre témoigne d’un réel intérêt pour cette démarche. d’autres  auditeurs en revanche s’y opposent et nous écrivent au sujet de cette  consultation .
«  Radio France doit rester une radio de l’offre, n’en faites pas  une radio de la demande ! C’est l’offre des programmes disponibles qui  me permet d’apprendre et de nourrir ma curiosité : j’écoute des contenus  a propos de sujets qu’il ne me serait pas venus à l’idée d’aborder. ».
Que leur répondez-vous ? 

Je comprends leur crainte ! la force des antennes de  Radio France est qu’elles proposent des programmes que l’on ne trouve  pas ailleurs. L’idée n’est absolument pas de changer ça. Mais d’écouter  nos auditeurs, de comprendre ce qu’ils aimeraient que nous fassions. On  ne peut pas être déconnecté du public. On ne lui demande pas pour autant  de fabriquer les grilles de programmes, mais de nous faire part de  leurs envies. Ces enseignements nourriront la réflexion des différentes  stations et permettront d’être encore plus créatif, de proposer des  contenus encore plus de qualité, et répondant encore mieux à ce que les  auditeurs rêveraient de trouver sur ces radios.

Une fois que toutes les données seront traitées, analysées, comment allez-vous vous les approprier ? 

C’est un travail qui sera réalisé avec l’Institut Ipsos.  Nous avons besoin de quelques semaines pour tout analyser.  Nous allons  notamment regarder les idées qui reviennent souvent, celles qui sont  plus originales, celles qui viennent d’auditeurs assidus ou  occasionnels… Il y a beaucoup de facteurs à « croiser ».      
Les enseignements seront ensuite partagés avec les équipes des antennes,  qui se les approprieront, chacun suivant leur ligne éditoriale.

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