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Trop d’attention à la libération des journalistes otages en Syrie ?

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Cette attention portée à la libération de leurs confrères ne serait qu’une nouvelle illustration du corporatisme de la profession, de sa propension à se mettre en scène…

Une critique globale qui s’adresse à tous les médias. Même à ceux, comme France Culture, dont les formats et les choix éditoriaux les préservent assez naturellement de ce genre d’excès potentiel.

Ce qui frappe le Médiateur dans cette correspondance, c’est la description de deux parties, pour ne pas dire de deux camps ! « Vous » les journalistes ! « Nous » les auditeurs…

Arnaud Mercier enseignant, chercheur à l’université de Metz, notamment au centre de recherche sur les médiations de l’université de Lorraine apporte son éclairage sur ces questions Un petit point d’histoire pour commencer : les auditeurs ont le sentiment que les médias accordent de plus en plus de place à ces libérations de journalistes est ce si vrai ? La libération de Jean Paul Kaufmann en 1986 par exemple n’était-elle pas moins médiatisée ? Ce qui change c'est ce sentiment "d'overdose"

Arnaud Mercier revient sur l’usage de ce « nous « et ce « vous » qui marque la fracture grandissante entre les journalistes et une partie de leurs publics. Symbolique politique ? Ou symbolique journalistique ? Les deux ? Il y a une part d'auto-célébration des médias. Il y a deux mondes qui s'ignore : cela procède de l'accélération de la fracture entre ces deux mondes : les journalistes et les autres.

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