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Un médecin à Boufarik, le 28 août 2018

Algérie : retour sur l'épidémie de choléra et la réaction des autorités

4 min

Ce mercredi, les passagers d’un vol en provenance d’Algérie sont restés confinés à l’aéroport de Perpignan. Un enfant était malade et il y avait suspicion de choléra. Car en Algérie, depuis début août, plus de 200 personnes ont été hospitalisées à cause de la première épidémie depuis plus de 20 ans.

Un médecin à Boufarik, le 28 août 2018
Un médecin à Boufarik, le 28 août 2018 Crédits : Ryad Kramdi - AFP

L'Algérie vit depuis quelques semaines sa première épidémie de choléra depuis plus de 20 ans.

Depuis début août, plus de 200 personnes ont été hospitalisées, et, ce mercredi, les passagers d’un vol en provenance d’Algérie sont restés confinés à l’aéroport de Perpignan à cause d'une suspicion de choléra. Ces dernières semaines, les autorités algériennes ont été accusées de négligence. 

Reportage de notre correspondante Leïla Beratto.

Les premiers symptômes

Cela faisait plusieurs jours que les médias rapportaient des cas de familles entières hospitalisées pour des vomissements et des diarrhées. Au lendemain de la fête de l’Aïd, l’Institut Pasteur et le ministère de la Santé tiennent une conférence de presse et annoncent que 41 patients sont bien atteints du choléra et que 47 autres attendent les résultats d’analyse. La capitale et les régions périphériques sont touchées.

Le directeur de l’Institut Pasteur, Zoubir Harrath, explique aux journalistes qu’il suspecte une transmission par l’eau ou par les fruits et légumes qui seraient irrigués avec des eaux contaminées et tente, maladroitement, de rassurer.

Il y a certains pays qui ont enregistré des cas de choléra au début de l’année en cours comme le Yémen, le Tchad et le Niger. Certains pays ne déclarent pas les cas de choléra. En Algérie, c’est une maladie à déclaration obligatoire. On a eu le courage de le déclarer.

Trois jours plus tard, à l’hôpital de Boufarik, à 35 kilomètres au sud d’Alger, le service des maladies infectieuses est en état d’alerte : 104 personnes sont hospitalisées selon le directeur, Redha Derbouche.

Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui fait sa première apparition publique ce jour là, trois jour après l’annonce de l’Institut Pasteur. Il réfute les accusations de négligence et assure, face aux journalistes, que tout sera réglé dans les trois jours suivants.

La communication du gouvernement ne semble pas fonctionner.

Une source d’eau de la région de Tipaza est déclarée contaminée par les autorités. Les habitants n’y croient pas et sont filmés par les télévisions en train de boire l’eau, dénonçant une manipulation.

Les responsables étatiques répètent que l’eau du robinet est potable, beaucoup n’y croient pas et se mettent à acheter de l’eau minérale.

Et alors que le ministre de la Santé annonce des analyses sur les exploitations agricoles, le ministère de l’Agriculture réplique que les fruits et légumes ne sont en aucun cas responsables de l’épidémie.

Le 4 septembre, à la veille de la rentrée, l’hôpital de Boufarik est plus calme.

Ce jour là, le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui annonce qu’il ne reste que six malades contaminés hospitalisés et que l’épidémie est maîtrisée.

Le lendemain, un mois après les premières hospitalisations, les autorités annoncent avoir découvert l’origine de l’épidémie : une rivière qui part des montagnes de Blida et s’écoule jusqu’aux plages de l’ouest de la capitale.

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Crédits : John Saeki - AFP
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