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Le lycée Virginia Henderson, à Arnouville, dans le Val d'Oise.

Classement des lycées : les clés de la réussite

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L'Éducation nationale a publié ses "indicateurs de valeur ajoutée des lycées" (IVAL). De ces résultats découle un palmarès officieux des établissements. Le lycée professionnel Virginia Henderson d'Arnouville, dans le Val d'Oise, fait partie des "bons élèves" depuis plusieurs années.

Le lycée Virginia Henderson, à Arnouville, dans le Val d'Oise.
Le lycée Virginia Henderson, à Arnouville, dans le Val d'Oise. Crédits : Radio France

Comme chaque année depuis 25 ans, l'Education nationale publie ses "indicateurs de valeur ajoutée des lycées". En somme, ces IVAL répondent à la question "cet établissement est-il bon ?" Plusieurs critères sont pris en compte : le taux de réussite au baccalauréat, mais pas seulement. Le taux d'accès au bac est également pris en compte. Tout comme le taux de mentions à l'examen.

Il y a donc évidemment de "bons élèves" parmi les différents lycées de France. C'est le cas du lycée professionnel Virginia Henderson, à Arnouville, dans le Val d'Oise, en région parisienne. De prime abord, il ressemble à un lycée comme les autres. Une cours de récréation. Des élèves dans une salle de cours, assis à leur bureau devant leur professeure. Quand elle demande qui veut lire à voix haute le document qui vient d'être distribué, personne ne se bouscule.  Classique.

Tout à l'air normal donc, sauf que ça ne l'est pas. Une des valeurs ajoutées de ce lycée est sa filière SPVL (Service proximité et vie locale) - une formation qui mène aux métier du social. La manière d'enseigner y est "atypique", reconnait elle-même la professeure. Il ne s'agit absolument pas d'un cours magistral, mais plus d'une discussion, d'un débat entre les élèves et "Madame Damani". Une heure de cours plutôt dynamique.

Je ne peux pas leur demander de rester assis pendant une heure, ce n'est pas possible. Ce n'est pas dans ma nature d'être autoritaire pour être autoritaire. Je n'ai pas besoin de crier pour leur demander de se calmer. Je n'ai pas l'impression que l'agitation les empêche de réfléchir. J'ai vraiment l'impression qu'ils sont eux-même dans ce dynamisme là. Et je travaille en fonctions de leurs actions et de l'humeur du moment, aussi. Parfois, je peux rebondir sur ce qu'ils font pour organiser mon cours.

Pour "Madame Damani", une des clés de la réussite du lycée Virginia Henderson c'est l'adaptation du professeur - elle, en l'occurrence - aux élèves. Et non pas l'adaptation des élèves à l'école.

J'essaye de partir de leurs difficultés. Ils ont beaucoup d'a priori sur eux-mêmes. Ils se sentent énormément dévalorisés. Pour l'examen de CAP, beaucoup pensent qu'ils ne vont pas y arriver. Pareil pour le bac. Mais nous allons justement travailler ensemble parce que personne n'a décrété qu'ils ne vont pas y arriver.

Cette adaptation des professeurs aux élèves est ressentie par les lycéens. C'est le cas de Joris, qui a eu un parcours tourmenté avant d'arriver dans cet établissement.

Les professeurs ont une pédagogie adaptée à nos besoins. Ils sont vraiment à l'écoute de nos problèmes et il savent comment nous "manier". Je trouve que comparé aux autres lycées, l'approche est plus humaine ici.

Les classes sont également à taille plus humaine. Seulement 17 élèves dans ce cours. Pour Ibrahim, c'est cela qui fait la qualité de son lycée.

Il m'arrive souvent de ne pas être concentré. Le cours ne m'intéresse pas. Je suis seul dans mon coin mais la prof (sic) le voit et vient m'aider. Dans un autre lycée, avec une classe plus nombreuse, ça n'aurait pas été le cas.

L'accompagnement minutieux des élèves est une volonté du corps enseignant pour toutes les sections. Un maximum d'élèves qui arrivent en classe de seconde doivent aller jusqu'au baccalauréat. L'accent a été mis sur le taux d'accès à l'examen (un des critères des IVAL) comme l'explique Xavier Domenech, le proviseur du lycée.

Nous faisons un gros travail pour combattre cette érosion entre la seconde et la terminale pour redonner confiance aux élèves, pour les remettre en réussite, pour les accompagner. Nous avons quelques outils, notamment un groupe de prévention du décrochage scolaire. Ou encore l'accompagnement personnalisé. C'est essentiel en classe de seconde pour les élèves qui peuvent avoir des doutes quant à leur réussite.

Et derrière les chiffres, derrière les classements et les indicateurs de valeur ajoutée, il y a du concret : des jeunes considérés comme de mauvais élèves au collège, qui aujourd'hui enchaînent les bonnes notes. Cela relevait de l'inimaginable pour beaucoup avant leur entrée au lycée.

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