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L'école de la deuxième chance, E2C, à Orléans, le 23 septembre 2019

Décrochage scolaire : au coeur d'une école de la deuxième chance

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Si le nombre des décrocheurs est en baisse, il atteint 10% aujourd’hui. En revanche, il est deux fois plus important dans les départements d’outre-mer. Pour lutter contre ce phénomène, il existe différents dispositifs, comme les écoles de la deuxième chance. Reportage à Orléans.

L'école de la deuxième chance, E2C, à Orléans, le 23 septembre 2019
L'école de la deuxième chance, E2C, à Orléans, le 23 septembre 2019 Crédits : Hakim Kasmi - Radio France

En France, la première école de la deuxième chance (E2C) a été créée à Marseille en 1997, sur la base des principes inscrits dans le Livre Blanc "Enseigner et apprendre : vers la société cognitive", présenté par Édith Cresson et adopté par la Commission européenne en 1995. 

Associations loi 1901, les E2C accueillent des jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire depuis plus d'un an, sans diplôme et sans qualification. Ces structures visent l'insertion sociale, citoyenne et professionnelle de ces jeunes qui ont décroché. Les missions locales et les points infos jeunesse font partie des prescripteurs habituels des E2C.

En 2018, on comptait 53 écoles de la deuxième chance en France et 130 sites, répartis dans 12 régions, 57 départements et 5 ultrapériphériques. Leur financement varie d’une école à l’autre. Il peut être assuré par les régions, le FSE, la taxe d'apprentissage, les entreprises partenaires, etc.

Dans ces écoles, il n'est pas proposé de programme préétabli, mais un cursus personnalisé pour chaque stagiaire. Le concept de l'école de la deuxième chance repose sur le principe de l’alternance en entreprise et sur l’individualisation des apprentissages dans le cadre d’une remise à niveau des savoirs de base (mathématiques, français, informatique). Les stages en entreprises permettent aux stagiaires de découvrir des métiers et de construire un projet professionnel.

Les candidats doivent être motivés pour s'inscrire, et, comme dans le cadre d'un emploi, ils doivent effectuer une période d'essai en début de parcours.

Les jeunes en formation sont considérés comme des stagiaires de la formation professionnelle et touchent une rémunération.

Le parcours, d’une durée moyenne de six mois, peut être interrompu à tout moment dès l’instant que le stagiaire accède à un emploi ou à une formation qualifiante.

Des rentrées sont organisées tout au long de l'année. En 2018, le taux de sorties positives était de 60 %, auxquelles s'ajoutent 5 % de sorties pré qualifiantes et les CDD de moins de 2 mois : 24 % vers un emploi (CDI ou CDD), 2% vers un emploi aidé, 11 % vers un contrat de professionnalisation, 22 % vers une formation qualifiante ou diplômante.

Parmi les partenaires des comités de pilotage des E2C, on trouve l’Éducation nationale, les collectivités territoriales, la Commission européenne, des entreprises et des organismes sociaux.

Hakim Kasmi s'est rendu dans l’une d’entre elles à Orléans. 

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