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Une manifestante brandit le portrait d'un de ses camarades tués dans le mouvement de protestation qui, à l'automne 2019, a fait trembler le régime irakien.

Irak : condamnés à fuir pour avoir contesté le régime

4 min
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Alors qu'approche la date anniversaire du mouvement de contestation qui a enflammé Bagdad et plusieurs villes irakiennes, les militants, violemment réprimés en 2019, sont de nouveau sous pression. Parce qu'ils dénoncent un régime inopérant, mais aussi la tutelle de l'Iran.

Une manifestante brandit le portrait d'un de ses camarades tués dans le mouvement de protestation qui, à l'automne 2019, a fait trembler le régime irakien.
Une manifestante brandit le portrait d'un de ses camarades tués dans le mouvement de protestation qui, à l'automne 2019, a fait trembler le régime irakien. Crédits : Sabah Arar - AFP

Il y a bientôt un an, la rue irakienne – principalement à Bagdad et dans les villes du sud – était le théâtre de manifestations antigouvernementales inédites. Mobilisés contre le chômage de masse, la corruption endémique ou l'absence de services public, les protestataires réclamaient la chute du régime, par ailleurs accusé de prendre ses ordres en Iran.

Le mouvement, qui a provoqué la démission du Premier ministre Adel Abdel-Mehdi, a aussi été marqué par une violente répression et un tragique bilan : on estime que les forces de sécurité, et notamment les milices pro-iraniennes Hachd al-Chaabi, ont tué au moins 470 morts manifestants entre octobre et décembre 2019.

Seule solution, l'exil

Le 1er octobre, date d’anniversaire du mouvement de contestation, arrive à grands pas et une vague de violence s’abat depuis plusieurs semaines sur les principaux militants. Beaucoup ont fui pour Erbil, ou même pour la Turquie, considérant qu’ils n’étaient plus en sécurité partout en Irak.

Pour France Culture Lucile Wassermann a rencontré l’un d’eux à Erbil. Il a été victime de deux tentatives d’assassinat. La dernière fois, des hommes armés sont venus avec un lance-roquettes devant chez lui, et ont visé sa chambre. Heureusement, personne n’était présent à ce moment-là. Lui et sa famille ont alors décidé de quitter le sud de l’Irak pour le Kurdistan.

Il ne pense pas revenir manifester le 1er octobre, et accuse "les milices" de vouloir terroriser les militants avant cette date, pour éviter un nouveau départ du mouvement.

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