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Capture d'écran d'une publicité de campagne du Premier ministre diffusée sur les réseaux sociaux. Réseaux qu'il privilégie car ils lui semblent davantage favorables et accessibles

Israël vit une campagne rugueuse pour les législatives

4 min
À retrouver dans l'émission

Le vote aura lieu le 9 avril et, dans un contexte de tensions avec Gaza, la campagne des législatives israéliennes est particulièrement virulente. Alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est en difficulté, la guerre des images est ouverte, à la télévision et surtout sur les réseaux sociaux.

Capture d'écran d'une publicité de campagne du Premier ministre diffusée sur les réseaux sociaux. Réseaux qu'il privilégie car ils lui semblent davantage favorables et accessibles
Capture d'écran d'une publicité de campagne du Premier ministre diffusée sur les réseaux sociaux. Réseaux qu'il privilégie car ils lui semblent davantage favorables et accessibles

A 15 jours des législatives, Benjamin Netanyahu apparaît menacé par une nouvelle formation de centre gauche qui le devance dans les sondages. La campagne se fait en dehors des médias traditionnels. Et les adversaires n’y vont pas avec le dos de la cuillère.
Reportage de notre correspondant à Jérusalem, Etienne Monin.

Une campagne sous forme de référendum pour Netanyahu

Au fil des campagnes, un coup de sonnette est devenu une signature pour le Premier ministre, qui fait sous forme de sketch ou de rencontre un porte à porte avec les électeurs. Dans cette communication entièrement maîtrisée, il y a les visites dans des familles ou, pour cette vidéo, une soirée costumée qui permet au candidat de dénoncer avec beaucoup d’humour le manque de fond de ses adversaires qui proposent du sous Netanyahu :

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Les clips du Premier ministre sont plus ou moins agressifs. Certains ont été retirés après avoir provoqués un tollé. Il ont pour point commun de cibler l’adversaire en mettant Benjamin Netanyahu au centre de cette campagne. C’est sa stratégie. Il cherche à faire de ce scrutin un référendum. Son parti, le Likoud, n’a pas de programme officiel. La campagne est centrée sur le candidat. Elle est dirigée par une poignée de personnes qui contournent les médias traditionnel au profit des réseaux sociaux. Moshe Ben Zaken est membre du Likoud : 

Dans ces élections, le Premier ministre est en difficulté. Il est au coude a coude avec la nouvelle formation du centre "bleu-blanc". Et menacé par les affaires. C’est l’angle d’attaque de son adversaire. L’ancien chef d'état major Benny Gantz pilonne sur de nouvelles révélations, qui posent la question d’un conflit d’intérêt avec de gros montants en jeu. 

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En face, Benjamin Netanyahu se présente comme un homme d'Etat irremplaçable. Il accuse ses adversaires de vouloir s’allier avec les arabes Israéliens. Il appuie aussi sur les affaires. Le piratage présumé du téléphone de Benny Gantz au profit des Iraniens. Preuve, pour lui, du manque de poigne de son adversaire. 

Une (extrême) droite qui se radicalise

Dans cette campagne ciblée sur les personnalités, le conflit israélo palestinien a disparu. Et l’extrême droite nationaliste et identitaire semble gagner des points. Elle est représentée par 4 partis aujourd’hui. Les sondages leur donnent autour de 20 sièges à la Knesset. Les positions à droite se sont radicalisées, estime Maty, ancien électeur du Likoud qui tourne le dos au Premier ministre. 

Dans les sondages, le parti d’opposition "bleu-blanc" arrive devant le Likoud. Mais pour l’instant, le parti du Premier ministre semble le mieux placé pour former une coalition avec une majorité. En s’appuyant sur les ultras orthodoxes et l’extrême droite.

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