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Le cimetière naturel de Souché, à Niort, dans les Deux-Sèvres.

Végétaliser nos cimetières ou comment aider la biodiversité en ville

4 min
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Plusieurs villes de France troquent le bitume et les graviers pour du gazon et de la verdure dans leurs cimetières. Un moyen pour ces communes d'éradiquer les pesticides et de créer des refuges pour la biodiversité.

Le cimetière naturel de Souché, à Niort, dans les Deux-Sèvres.
Le cimetière naturel de Souché, à Niort, dans les Deux-Sèvres. Crédits : Jean Boutier - Maxppp

Elles sont plusieurs villes de France à le faire et à l'envisager : végétaliser leurs cimetières. Parmi elles, plusieurs métropoles telles que Bordeaux, Strasbourg ou Paris. Elles y plantent des arbres, des arbustes ou déroulent des tapis de gazon sur les trottoirs pour verdir leurs espaces funéraires. 

Au cimetière du Père Lachaise (XXe arrondissement de Paris), la municipalité a couvert 400 m² de contre-allées avec des rouleaux de gazon 100% bio, pré-cultivés dans son centre horticole de Rungis. Bientôt, le cimetière comptera 800 m² de gazon fraîchement posé à l'intérieur de son enceinte. Les cimetières de Montmartre ou Vaugirard devraient suivre prochainement. A terme, les 7 cimetières parisiens devraient être végétalisés. 

L'objectif est d'éradiquer les pesticides dans les espaces publics. La loi Labbé, votée en 2014, interdit en effet l'utilisation de produits phytosanitaires dans les cimetières et les terrains de sport d'ici 2022.

Certaines villes ont donc pris les devants comme à Niort, dans les Deux-Sèvres, 60 000 habitants. Elle est précurseur en la matière : dès 2014, l'équipe municipale ouvre le cimetière naturel de Souché à la périphérie de la ville. C'est une nécropole pensée pour réduire au maximum son empreinte écologique. "Il n'y a pas de caveaux, pas de monuments, pas de fleurs artificielles, pas de plaques. L'idée, c'est de se retrouver dans un espace boisé, dans un vrai îlot de fraîcheur !", affirme Marc Thebault, premier adjoint au maire de Niort, en charge des espaces funéraires. Le cimetière est devenu un véritable refuge pour la biodiversité locale. Il a d'ailleurs obtenu le label Refuges, délivré par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), qui récompense les sites qui protègent la biodiversité de proximité.

Végétaliser nos cimetières, c'est créer des sanctuaires pour les animaux. C'est ce qu'énonce Jonathan Flandin, écologue à l'Agence Régionale de Biodiversité d'Île-de-France : "il y a de plus en plus d'oiseaux ou d'insectes dans nos cimetières. De même, on a vu apparaître des mammifères comme des renards dans certains cimetières de la petite couronne parisienne. Quand on travaille sur les différentes strates végétales, ça peut devenir un endroit de calme pour les différentes espèces animales". De même, les cimetières végétalisés sont de bons moyens pour lutter contre les îlots de chaleur que sont devenues les villes. L'arbre, par exemple, est un excellent "climatiseur urbain".

En Île-de-France, 7 cimetières sur 10 ont renoncé à l'usage de pesticides, autant d'opportunités pour les communes de les végétaliser. 

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