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Dépasser les frontières pour régler des problématiques transnationales, c'est le concept de ce mouvement lancé il y a tout juste deux ans par trois jeunes gens qui travaillaient au Royaume-Uni

Volt, un parti transnational qui se lance dans les élections européennes

4 min
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Créé il y a deux ans par des jeunes gens clairement pro-européens, le nouveau mouvement Volt ambitionne de réinventer la politique européenne, en proposant le même programme dans tous les pays. Mais créer un parti et obtenir des élus n'est pas chose facile quand on a peu d'argent et moins de 30 ans.

Dépasser les frontières pour régler des problématiques transnationales, c'est le concept de ce mouvement lancé il y a tout juste deux ans par trois jeunes gens qui travaillaient au Royaume-Uni
Dépasser les frontières pour régler des problématiques transnationales, c'est le concept de ce mouvement lancé il y a tout juste deux ans par trois jeunes gens qui travaillaient au Royaume-Uni Crédits : Patrik Stollarz - AFP

A 24 ans, Adrien Copros ne s'était jamais engagé en politique. Mais, depuis peu, il a décidé de mettre son bagout au service du mouvement Volt. Dès qu'il a du temps libre, il distribue des tracts dans les rues de Paris. C'est devenu sa spécialité..

Nous, chez Volt, on milite pour plus de démocratie, plus de solidarité et plus d'écologie en Europe. On se présente dans 15 pays différents avec un seul et même programme.

Dépasser les frontières pour régler des problématiques transnationales, c'est le concept de ce mouvement lancé il y a pile deux ans par trois jeunes gens qui travaillaient au Royaume-Uni. Le vote du Brexit a été un véritable électrochoc pour Colombe Cahen-Salvador et ses amis.

On a commencé à trois : Andrea, un Allemand; Damian, un Anglais, et moi, une Française. On s'est dit qu'on en était là à cause de mauvaises politiques : le Brexit, un référendum en Italie qui a été assez désastreux, Marine Le Pen qui montait dans les sondages en France... Il y avait une urgence européenne. On commençait à avoir peur que l'Europe dans laquelle on croit soit détruite, et que ce soit trop tard de commencer à agir dans cinq ans.

Pas question pour eux de s'engager dans un parti qui n'existe que dans un seul pays et qui n'aurait pas fait ses preuves. Ils créent leur mouvement destiné à embarquer la jeunesse un peu partout en Europe. La mayonnaise prend, notamment par le biais de vidéos sur les réseaux sociaux. 

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Une méthode participative qui se veut démocratique 

Louis Drouneau fait partie des premiers Français à avoir adhéré, enthousiasmé par cette nouvelle manière de faire de la politique. Chaque adhérent dispose d'une voix pour voter pour tel ou tel candidat et il peut faire des propositions à travers un logiciel et arbitrer la ligne du parti dans des domaines bien particuliers.

On privilégie ce qui peut être fait au niveau des institutions européennes. On défend une Europe plus intégrée et surtout le fait de placer les compétences au niveau européen dès que c'est nécessaire : sécurité, fiscalité, réponse aux migrations, réponse à la mondialisation mais aussi urgence climatique.

Trouver le budget, assez de candidats et des électeurs

L'un des problèmes auquel s'est heurté ce tout jeune mouvement est l'impossibilité de déposer des statuts pour un parti transnational. Il a fallu le faire pays par pays, 12 statuts sont déposés pour le moment. En France, comme ailleurs, ce n'est pas de tout repos.

Il y a beaucoup de difficultés. Les élections coûtent extrêmement cher (800 000 euros minimum), ça fait partie des nombreuses barrières à l'entrée de nouveaux acteurs dans le domaine politique. Il y a aussi en France un seuil de 5% pour être élu au Parlement européen.

Pour espérer atteindre ce score plancher, il va falloir se faire connaître. Les deux têtes de listes françaises, Colombe et Louis, ont entamé un tour de France pour échanger avec des acteurs de terrain mais aussi pour communiquer sur leur mouvement. Ils organisent aussi des événements comme une marche à la frontière franco-germano-luxembourgeoise jusqu'à Schengen, le week-end dernier.

Pour l'instant, 25 000 personnes ont rejoint les équipes de Volt aux quatre coins de l'Europe. Il en faudra bien plus pour atteindre leur objectif : envoyer plusieurs jeunes députés au Parlement européen. Leur ambition affichée est même d'avoir les moyens de former leur propre groupe au Parlement, en ayant au moins 25 députés de sept pays différents.

Je ne pense pas que ce soit utopique, beaucoup de personnes sont attachées à l'Europe mais sont déçues des institutions. C'est un ressentiment qui a beaucoup alimenté les partis nationalistes. Les partis pro-européens classiques n'ont pas réussi à proposer un modèle différent, donc nous on propose une vision pour l'Europe.

Et pour porter cette vision, il manque quelques volontaires prêts à figurer sur la liste électorale de Volt en France, il ne reste plus qu'un mois pour les trouver.

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