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Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau

Alain Joubert : "Le surréalisme traverse les formes parce que ce n’est pas une esthétique"

27 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec Alain Joubert, essayiste, romancier et poète qui rejoignit le groupe surréaliste dès 1955, participa à toutes ses activités jusqu’à l'auto-dissolution, à son initiative, et qui dresse aujourd’hui un panorama du cinéma des surréalistes, explorant 162 films à travers 12 thématiques.

Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau
Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau

Lundi livre

avec Alain Joubert pour Le Cinéma des surréalistes aux éditions Maurice Nadeau.

Il y a toujours eu un malentendu à cause ou grâce à Luis Buñuel. Les surréalistes se sont beaucoup intéressés au cinéma dès l’origine mais peu d’entre eux ont pratiqué le cinéma.              
Les premiers films du genre relèvent beaucoup plus d’une esthétique avant-gardiste de l’époque cinématographique que de l’esprit du surréalisme. Il faut attendre ‘Un chien andalou’ et l’âge d’or pour que d’un seul coup le surréalisme déferle sur l’écran. Mais ça a alors créé un énorme malentendu parce qu’on a cru que les films de Buñuel montraient une sorte de forme définitive de ce que pouvait être l’image cinématographique surréaliste, ce qui est faux. C’était l’émergence d’un style personnel.

Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau
Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau

Après l’aventure de l’âge du cinéma qui s’est arrêtée, les cinéphiles surréalistes se sont tous intégrés à la revue Positif. Pendant des années l’esprit du surréalisme a régné sur la revue et c’est en son sein que Robert Benayoun s’est acharné à mettre la lumière sur Tex Avery, a fini par le joindre à Hollywood, y est allé. Il a aussi relancé Buster Keaton qui était mis sous le boisseau, la critique générale mettant l’accent sur Chaplin.

Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau
Oeuvre de Pierre-André Sauvageot pour le « Cinéma des surréalistes » / Editions Maurice Nadeau

Programmation musicale

Un chien andalou de Luis Buñuel,  1929

En positif et en négatif

La chronique cinéma de Michel Ciment, de la revue mensuelle de cinéma Positif.

'Le Cinéma des surréalistes' est un document passionnant, en fait c’est presque un texte autobiographique, Alain Joubert y parle de ses films préférés dans l’optique du surréalisme et il ne faut pas oublier que ce mouvement, peut-être le plus important du 20ème siècle en matière artistique, s’intéressait à beaucoup de domaines mais a aussi donné sa place au cinéma, ce que ne faisaient pas les intellectuels des années 20.

  • Coup de coeur pour Everybody Knows d’Asghar Farhadi et entretien avec le réalisateur dans la revue

Asghar Farhadi est d’une grande régularité dans la réussite, il fait là un film en Espagne qui est 'Un mariage' de Robert Altman transposé en Espagne avec beaucoup de personnages, un film qui sonne authentique, rien de folklorique ou d’artificiel.

  • Egalement à retrouver dans la revue, un dossier sur mai 68 : Traces et reflets

Godard est incontournable. Thierry Frémaux peut se permettre de refuser des grands noms du cinéma mondial pour renouveler évidemment la sélection mais il est impensable de refuser un film de Godard, c’est un cinéaste institutionnel.

Bibliographie

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