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Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur

Antoine Page : "Avec le street artiste Bilal Berreni, l'enjeu était de faire un film sur notre voyage artistique jusqu'aux confins de la Sibérie"

26 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec le réalisateur Antoine Page qui signe un film documentaire en forme de road trip artistique, réalisé avec le regretté street artiste Zoo Project, de la Russie jusqu'aux confins de la Sibérie.

Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur
Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur

Mercredi cinéma

avec : Antoine Page, réalisateur du documentaire C’est assez bien d’être fou, en salles le 28 mars 2018.

Le film C’est assez bien d’être fou est l’histoire d’un voyage à travers la Russie en passant par le Kazakhstan pour arriver jusqu’aux confins de la Sibérie. C’est une œuvre libre et inspirée qui met en scène le réalisateur Antoine Page et le street artiste et regretté Zoo Project car Bilal Berreni, de son vrai nom, a trouvé la mort dans des conditions dramatiques très peu de temps après le tournage de ce film, assassiné à Détroit aux Etats-Unis à l’âge de 23 ans.
C’est en hommage à l’artiste que le film sort aujourd’hui.

J’ai rencontré Bilal quand il avait 18 ans. À l’époque il peignait dans le quartier de Belleville des fresques gigantesques… Puis il a entendu parler du Printemps arabe aux infos, ça l'a intéressé, il a eu envie de se confronter au réel. Sans avoir de projet au départ, il s’est rendu en Tunisie et a expérimenté plusieurs choses dont deux installations au camp de Choucha.    
Travailler avec Bilal était génial, c’était concret, enthousiasmant, il n’y avait pas de limites aux idées. Ça a été quatre ans de collaboration en continu.

Je ne voulais pas prendre l’avion, tronquer les distances, avec Bilal nous voulions un cheminement, c’est ce qui nous intéressait dans ce projet. Partir de la France, un endroit que nous connaissions et petit à petit, aller vers l’inconnu. L’enjeu était de faire un voyage artistique qui implique l’artiste, Bilal, dans la création du film et pouvoir raconter tout notre voyage parfois en dessin, parfois en vidéo. 

Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur
Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur

On s’est aperçus en arrivant qu’il y avait un nom à ne pas prononcer : Gorbatchev. En Occident c’est le héros mais pas pour les Russes qu’on a rencontrés, qui ont beaucoup plus perdu qu’ils n’ont gagné à la chute du régime soviétique. Le voyage permet d’avoir un discours plus nuancé...

Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur
Photo du film "C’est assez bien d’être fou" © Antoine Page / La Maison du Directeur

Dans le sud de la Russie, c’est incroyablement métissé, on y rencontrait des gens qui nous disaient que ça a toujours fonctionné et que ça fonctionnait même mieux sous la période soviétique entre toutes les cultures différentes, avant la guerre civile...

Bibliographie

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