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Aurélie Razimbaud

Aurélie Razimbaud : "J'écris pour essayer de rendre la parole à ceux qui se sont tus avant, pendant et après la guerre d'Algérie"

26 min
À retrouver dans l'émission

Aurélie Razimbaud, écrivain, signe un premier roman remarqué de cette rentrée littéraire," Une vie de pierres chaudes ", paru aux Editions Albin Michel.

Aurélie Razimbaud
Aurélie Razimbaud Crédits : Alexis Chauffert-Yvart@ Albin Michel

Lundi-livre

Avec le choix d'un premier roman dans cette rentrée littéraire 2018 qui, sur 567 romans publiés, en compte 94, et son auteur : la romancière Aurélie Razimbaud, invitée du Réveil Culturel pour Une vie de pierres chaudes, paru aux Editions Albin Michel. Oriane Jeancourt, partenaire  de la revue Transfuge, évoquera dans sa chronique mensuelle sa sélection de premiers romans.

Mon roman s'inspire d'une histoire familiale. Le point de départ, c'est le silence de mon grand-père autour de sa guerre d'Algérie. J'ai voulu essayer de rendre la parole à ceux qui se sont tus, avant, pendant et après la guerre d'Algérie. C'est plus un roman sur après la guerre - la guerre qui continue, même lorsqu'elle est terminée - que pendant la guerre. Ça prend la forme d'abord d'une guerre intérieure à travers le personnage de Louis, envoyé à vingt ans dans cette guerre, et qui en revient traumatisé.

Je trouvais ça intéressant d'ouvrir le livre sur quelque chose de très solaire, festif, en apparence joyeux. La famille est là, on célèbre le mariage de Louis et Rose, le pays est magnifique, il fait beau. Et puis, très vite, les drames se nouent.

Situer l'action dans l'Algérie post-indépendance c'était pour cet effet festif de contraste et, en même temps, pour incarner cette guerre qui continue, avec ces deux communautés, les Européens et les Algériens, qui ne se mélangent pas malgré cette indépendance.

Une vie de pierres chaudes, premières lignes
Une vie de pierres chaudes, premières lignes Crédits : Aurélie Razimbaud

L'Algérie est un pays qui me fascine depuis toujours, présent dans ma mémoire familiale. J'attendais d'avoir terminé mon roman pour y aller. Attendre d'y aller avec les sensations, pas avec la tête. 

Avec la chronique d'Oriane Jeancourt, rédactrice en chef de la revue Transfuge

et ses trois coups de cœur de premiers romans de cette rentrée littéraire :

Anton Beraber, La grande idée, paru aux éditions Gallimard ;

Alice Dieudonné, La vraie vie éditions Iconoclaste ;

Tadzio Koelb, Made in Trenton, éditions Buchet-Chastel

Intervenants
L'équipe
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