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1917, il était une fois la révolution

Bernard George : "La révolution de février 1917 a renversé le régime tsariste qui se croyait éternel"

21 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec Bernard George qui réalise un film documentaire retraçant l'histoire de la révolution de 1917 en Russie, et chronique mensuelle de Michel Ciment.

1917, il était une fois la révolution
1917, il était une fois la révolution Crédits : © AKG/Cinétévé

Mercredi cinéma dans le Réveil culturel, avec :

Bernard George, réalisateur du documentaire 1917, Il était une fois la Révolution, diffusé le mercredi 18 octobre sur France 3 et aussi disponible en DVD chez Zed éditions.

En ce mois d'octobre, on commémore le centenaire de la révolution russe à travers des écrits, des expositions, et une semaine de savoirs et d'analyses sur ces moments-clés de l'Histoire moderne du 9 au 15 octobre sur France Culture.
Pourtant, octobre 1917 marque plutôt la fin du rêve révolutionnaire des Russes ; la vraie révolution s'étant écrite en février.
Le documentaire de Bernard George revient sur cette révolution avortée et ce vent de liberté incroyable qui soufflait dans la Russie débarassée des Tsars, vue par le prisme d'un Français présent sur place à l'époque et qui assista alors à l'un des plus grands évènements du 20ème siècle, Claude Anet.

La capitale manquait de pain à cause de la guerre qui faisait alors rage. La révolution de février, spontanée, rapide, a donc commencé avec le pain et, en quelques jours, a renversé le régime tsariste. La vraie difficulté, ensuite, c’était que faire avec cette liberté acquise soudainement ? Les gens voulaient la liberté d’expression, la liberté de penser, mais surtout du pain. Au cours des mois qui vont suivre, le problème de ravitaillement est toujours aussi grand...

Le film raconte un enchaînement de phénomènes qui a fait que le Parti bolchévique, ancré dans le peuple, même si minoritaire, va s’emparer d’un pouvoir déliquescent et proposer au peuple en octobre 1917 le pain et la terre aux paysans. Ce qu’ignorent les Russes à ce moment-là c’est que c’est un régime de la terreur qui va s’instaurer.

La chronique en positif et négatif de Michel Ciment

en partenariat avec la revue Positif

Einsenstein est tout de même conditionné par un pouvoir stalinien tout juste installé. Même s’il a courbé l’échine au début, il paye cher par la suite : Staline a vu dans la mégalomanie d’Ivan le Terrible un portrait de lui-même, il a alors interdit le film, c’est tout le problème de l’art officiel.

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