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Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans Casablanca, réalisé par Michael Curtiz (1943)

Pourquoi " Casablanca " de Michael Curtiz, " 80 ans après continue de nous émouvoir

22 min
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L'écrivain Tito Topin rend hommage au film de Michael Curtiz "Casablanca", évoque ce qui a fait le succès du film rendu intemporel, et son titre qui porte le nom d'une ville qui l'inspire et dans laquelle il est né

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans Casablanca, réalisé par Michael Curtiz (1943)
Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, dans Casablanca, réalisé par Michael Curtiz (1943) Crédits : Photo Sunset Boulevard/Corbis via Getty Images - Getty

Mercredi-Ciné

Tewfik Hakem s'entretient avec le graphiste, scénariste, romancier, Tito Topin qui rend hommage au film de Michael Curtiz réalisé en 1943, Casablanca, et évoque les dessous historiques et anecdotiques qui ont fait du film un succès mondial.

J'ai dix ans quand le film sort, et je suis né à Casablanca. C'et une ville fascinante par son cosmopolitisme. Ce qui est assez fabuleux, c'est que le Casablanca du film ressemble à la ville telle qu'elle était, telle que je l'ai connue. 

" Je me suis toujours intéressé à cette ville et j'ai beaucoup écrit sur elle "

Dès le début du film, on sent l'agitation intense de cette ville. Les Américains ne vont pas tarder à débarquer en novembre 1942, ils apportent avec eux, le jazz, les films - et déjà, je regarde des films sans rien comprendre de la langue.

" Casablanca a été tourné dans les studios hollywoodiens, mais toute l'équipe, les acteurs, les figurants autour de Michael Curtiz viennent du monde entier "

Et se sont tous des gens de talent. L'un des techniciens, le décorateur, étaient passés par Casablanca et s'étaient inspirés d'un véritable hôtel de la ville pour créer le Risk Café - c'est assez réaliste. Les scénaristes  ont défilé et ont travaillé, certains c'était sans trop y croire, mais ce film est une réussite.

L'histoire d'amour entre Bogart et Bergman n'en est pas vraiment une ; il lui a à peine adressé la parole en dehors des scènes de tournage, il préférait boire.

Pourtant, il y a une magie dans ce film, et cette magie, pendant le tournage, personne ne l'a perçue. Entre Bogart qui buvait et Curtiz - hongrois d'origine - qui parlait mal anglais, il y a eu pas mal de bagarres.

Quant à l'histoire ; Bogart est un patron de salle de jeu - ce n'est jamais très valorisant - il a une histoire d'amour avec Ingrid Bergman qui est mariée. A un résistant. Donc, c'est le résistant qui est cocu, et le voyou lui, a le beau rôle. Le producteur a eu du mal à trouver un acteur pour jouer ce rôle de cocu, manipulé et passif. Aucun grand acteur ne voulait de ce rôle. C'est finalement Paul Henreid qui prendra le rôle.

Vous n'imaginiez pas qu'un tel film puisse marcher dans une Amérique aussi puritaine, avec un Bogart, voyou - jusqu'à cette fameuse réplique : " - De quelle nationalité êtes-vous ? - Je suis alcoolique.

"RickÏs Bar", "Hyatt"-Hotel, Casablanca/Marokko/Afrika - "Casablanca", Humphrey Bogart, Ingrid Bergmann, 1943
"RickÏs Bar", "Hyatt"-Hotel, Casablanca/Marokko/Afrika - "Casablanca", Humphrey Bogart, Ingrid Bergmann, 1943 Crédits : Peter Bischoff/Getty Images - Getty

Programmation musicale

Extrait BA du film, Casablanca, compositeur Max Steiner 

Bibliographie

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