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David Linx

David Linx : " Traverser le temps, c’est revoir sa place dans le monde avec humilité "

22 min
À retrouver dans l'émission

Rencontre avec le chanteur de jazz David Linx, pour " Skin in the Game "

David Linx
David Linx Crédits : © Shelomo Sadak / Cristal Records

Jeudi-musique

Tewfik Hakem s'entretient avec l'auteur-compositeur et chanteur de jazz David Linx à l'occasion de la sortie de son dernier album, Skin in the game (Cristal Records). L'opus marque les 40 ans d'une carrière riche en rencontres, en expérimentations et en audaces.

Je crois qu’il faut donner une structure qui s’appelle « carrière » à sa passion. J’ai senti très jeune que je voulais faire ça toute ma vie. J’ai voulu devenir chanteur quand j’avais 5 ou 6 ans. Et j’ai très vite compris qu’il fallait structurer cette passion pour qu'elle traverse une vie.

À travers ma musique, je cherche à utiliser le rythme de chaque époque pour continuer à faire avancer l’histoire.

David Linx et ses musiciens
David Linx et ses musiciens Crédits : © Shelomo Sadak / Cristal Records

" La voix de Ray Charles et la trompette de Miles David ont été extrêmement présentes dans mon inconscient "

J’ai grandi dans une culture afro-américaine et européenne. Il n’y a aucune appropriation culturelle, cela a toujours été clair pour moi que j’étais blanc. Mais mon parrain était le saxophoniste Nathan Davis, j’ai habité chez Kenny Clarke, j’ai rencontré Ella Fitzgerald… 

J’ai commencé à lire Baldwin à 10 ans. Je me reconnaissais dans ses textes, et j’ai tout fait ensuite pour le rencontrer. J’ai écrit des lettres qu’on a retrouvées après sa mort dans sa maison de Saint-Paul de Vence…

"Mon mentor, celui qui m’a apporté la légitimité que j’attendais, c’était Baldwin"

Un soir avec Baldwin, nous étions assis chez lui et nous avions un peu bu. Je lui ai demandé : “ Est-ce qu’on fait un disque ensemble ? “ et il m’a tout de suite répondu oui. Il avait mis un disque de Robert Johnson, puis plus tard avec les criquets, il s’est mis à chanter “ Precious Lord “, un titre de gospel. Alors je lui ai dit : « Tu chanteras ça aussi dans notre album » et il m’a dit : « Ok, je le ferai ! »

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Le lendemain de cette soirée je suis revenu à la charge sur ce projet de disque. On a fait le choix des poèmes qu’on allait mettre en musique. Il m’a laissé une liberté totale à ce moment-là, et avec sa bénédiction, j’ai pu rassembler une belle brochette de musiciens qui étaient tous très partants.

" La littérature m’inspire et me pousse à composer "

Je peux lire un passage de n’importe quel écrivain que j’adore, et ça m’inspire littéralement la partition une demi-heure après. J’ai grandi entre trois langues : l’anglais, le flamand et le français, mais il n’y a rien de moins vendable qu’un chanteur de jazz blanc européen !

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Références musicales

Ray Charles, Georgia on my mind (1956)

David Linx, Here I can see (Skin in the game, 2020) 

David Linx, Azadi (Skin in the game, 2020)

Bibliographie

 Skin in the game

Skin in the gameDavid LinxCristal Records, 2020

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
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