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Elias Khoury en 1968 dans les camp de Beyrouth

Elias Khoury : "La révolte des étudiants et la cause palestinienne se sont mélangées en mai 68 au Liban, pour nous il n’y avait pas de séparation"

26 min
À retrouver dans l'émission

« Avoir 20 ans en mai 68 » 1/5 avec Elias Khoury, écrivain, qui vivait au Liban à l'époque de ses 20 ans en mai 1968 et témoigne de ce qu'il a vécu de ces événements.

Elias Khoury en 1968 dans les camp de Beyrouth
Elias Khoury en 1968 dans les camp de Beyrouth Crédits : © Elias Khoury

À l'occasion des 50 ans de mai 1968, le Réveil Culturel propose de faire entendre toute la semaine le témoignage d’acteurs culturels qui avaient vingt ans en mai 68, à l’époque où les événements commençaient à tourbillonner autour du monde et bousculer les habitudes...

Aujourd'hui, lundi livre, avec :

Elias Khoury, critique littéraire, essayiste, chroniqueur, rédacteur en chef de la Revue d’études palestiniennes (édition arabe) et écrivain, auteur des Enfants du ghetto aux éditions Actes Sud.

1967 est un point terrible dans l’Histoire arabe et dans mon histoire personnelle. Nous n’avons pas compris cette défaite totale, excepté la responsabilité du régime despotique bourgeois arabe qui a créé cette défaite. En 1968 je suis allé visiter les camps des réfugiés et rester avec eux, comme un acte humaniste. 

Les revendications étaient centrées sur la défense de l’existence de l’université libanaise, alors publique mais peu développée par rapport aux universités étrangères. Nous souhaitions changer le statut de l’université libanaise mais c'était aussi une lutte pour un changement total des programmes, pour des programmes laïcs. 

Il y a quelque chose qui n’est pas vrai dans l’idée de Nekba parce que certains disent qu’il a eu lieu en 1948, et c’est fini. Or je pense que le Nekba n’est pas un événement historique parce que c’est un processus qui continue jusqu’à maintenant. Nous sommes maintenant dans le Nekba, pas dans la mémoire de Nekba. Je suis né à l’époque de ce processus sanglant et je pense qu’il y a quelque chose comme un destin pour moi qui m’a beaucoup marqué, c’est peut-être un des éléments qui m’a poussé à m’identifier aux victimes palestiniennes.

Musique du générique : Dominique Grange, Chacun de vous est concerné, 1968
Musique diffusée durant l'entretien : Cheikh Imam

Bibliographie

Intervenants
  • critique littéraire, essayiste, chroniqueur, rédacteur en chef de la Revue d’études palestiniennes (édition arabe) et écrivain
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