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"Sumi", Photographies de Jacques-Philippe Potteau, Tirages sur papier aristotype montés sur carton / © musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / image musée du quai Branly - Jacques Chirac

Geneviève Lacambre : "En 1867, les Européens fascinés découvrent pour la première fois des Japonaises en kimono"

21 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec Geneviève Lacambre, commissaire d'une exposition qui retrace les liens et les échanges entre la France et le Japon au 19ème siècle.

"Sumi", Photographies de Jacques-Philippe Potteau, Tirages sur papier aristotype montés sur carton / © musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / image musée du quai Branly - Jacques Chirac
"Sumi", Photographies de Jacques-Philippe Potteau, Tirages sur papier aristotype montés sur carton / © musée du quai Branly - Jacques Chirac, Dist. RMN-Grand Palais / image musée du quai Branly - Jacques Chirac

Mardi exposition dans le Réveil culturel, avec :

Geneviève Lacambre, commissaire de l’exposition À l’Aube du Japonisme, premiers contacts entre la France et le Japon au XIXe siècle, à la Maison de la culture du Japon à Paris jusqu’au 20 janvier 2018.

La Maison de la culture du Japon à Paris fête ses vingt ans et à cette occasion elle réaffirme et donne à voir l’importance des liens et des échanges culturels franco-japonais au 19ème siècle à travers une riche exposition présentant des kimonos, peintures, estampes, meubles, livres illustrés, maquettes de maisons traditionnelles, photographies, porcelaines et autres objet d’art décoratif, des objets qui étaient en France mais souvent dans les réserves, soigneusement conservés.

Geneviève Lacambre retrace ces relations franco-japonaises tissées au 19ème siècle notamment à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867 à Paris pour laquelle le Japon envoya une large participation et qui suscita une grande fascination du public pour ses objets et ses pavillons qui permettaient la découverte de jeunes femmes en kimono servant le thé, les premières femmes japonaises à atteindre l'Europe puisque les deux premières ambassades en 1862 et 1864, exclusivement composées d'hommes.

"Peinture d’une lanterne à Kayabachô", Vers 1823-1826, Non signé. Attribué à Hokusai, Lavis de couleur et encre sur papier japonais, BnF, département des Manuscrits
"Peinture d’une lanterne à Kayabachô", Vers 1823-1826, Non signé. Attribué à Hokusai, Lavis de couleur et encre sur papier japonais, BnF, département des Manuscrits Crédits : © Bibliothèque nationale de France

La photographie est inventée en 1839, le daguerréotype et les procédés se perfectionnent. Le Japon, grâce aux Hollandais, a immédiatement connu les daguerréotypes, au bout de trois ans on en faisait au Japon. Ce pays nous semblait complètement fermé au monde mais en fait notamment par l’intermédiaire des Chinois et des Hollandais ils avaient connaissance de la perspective occidentale qui a marqué les œuvres d’Hokusai qui l’utilisait volontairement dans ses peintures, par exemple.

"Netsuke", Shôki et démon par Shûzan Nagamachi, Epoque d’Edo, deuxième moitié du XIXe siècle, Bois sculpté polychrome et doré, Musées d’Art et d’Histoire de La Rochelle
"Netsuke", Shôki et démon par Shûzan Nagamachi, Epoque d’Edo, deuxième moitié du XIXe siècle, Bois sculpté polychrome et doré, Musées d’Art et d’Histoire de La Rochelle Crédits : © MAHLR
"Nécessaire à pique-nique", Epoque d’Edo, milieu du XIXesiècle, Musées d’Art et d’Histoire de La Rochelle
"Nécessaire à pique-nique", Epoque d’Edo, milieu du XIXesiècle, Musées d’Art et d’Histoire de La Rochelle Crédits : © C Chassé / MAHLR

La "manga" d’Hokusai représente des multitudes de petits croquis gravés, quasi monochromes, qui montrent à la fois des paysages, des plantes, des animaux, des humains dans toutes leurs positions ainsi que des personnages du panthéon japonais. Ces dessins fascinent les Européens parce qu’ils sont complètement vivants ; pour Jean-François Millet en 1869 ce qui l’intéresse dans le Japon c’est justement cette représentation de la vie. Manet, Monet, et même Courbet s’inspirent des estampes japonaises.

"Le bac sous la neige", Vers 1823-1826, Non signé. Attribué à Katsushika Taito II, Lavis de couleur et encre sur papier japonais, BnF, département des Manuscrits
"Le bac sous la neige", Vers 1823-1826, Non signé. Attribué à Katsushika Taito II, Lavis de couleur et encre sur papier japonais, BnF, département des Manuscrits Crédits : © Bibliothèque nationale de France
"Tasse couverte à décor de faisan", Manufacture Mikawachi, Avant 1856, Porcelaine « coquille d’œuf » à décor d’émaux polychrome, © RMN-Grand Palais (Sèvres, Cité de la céramique) / Martine Beck-Coppola, Service presse / Sèvres, Cité de la céramique
"Tasse couverte à décor de faisan", Manufacture Mikawachi, Avant 1856, Porcelaine « coquille d’œuf » à décor d’émaux polychrome, © RMN-Grand Palais (Sèvres, Cité de la céramique) / Martine Beck-Coppola, Service presse / Sèvres, Cité de la céramique
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